VERITE

#50 Réinventer son leadership avant qu’il ne soit trop tard — liquider pour renaître

avec Gaëlle Griffon, fondatrice d’Art of Embodiment

L’épisode en résumé

Pendant plus de dix ans, Gaëlle Griffon dirige sa première entreprise tout en accompagnant des milliers de leaders au sein d’organisations. Passionnée, exigeante, investie, reconnue. Mais prise dans un système de croyance destructeur — celui de la croissance sans fin, du tenir coûte que coûte, du leadership qui performe mais ne se nourrit plus.

Jusqu’au jour où son corps, sa joie, son âme lui disent stop. En 2020, elle prend une décision courageuse : liquider une entreprise qui réussit mais qui ne l’apporte plus. Elle choisit le réalignement plutôt que l’acharnement, la vérité plutôt que la performance.

De cette rupture naît Art of Embodiment — non pas une entreprise, mais un écosystème régénératif. Un espace où toutes les dimensions de sa vie, de son art et de son leadership se répondent enfin. Dans cet épisode enregistré après une année ensemble dans le collectif L.I.B.R.E.S., Gaëlle et Ombeline parlent de ce que cette traversée lui a vraiment coûté — et ce qu’elle lui a rendu.

Ce que vous allez découvrir

Ce que signifie liquider une entreprise qui réussit — et pourquoi c’est parfois le seul acte d’intégrité possible.
Le piège du « toujours plus » — cette croissance sans fin qui épuise les corps, les cœurs et les âmes.
Comment traverser le flou entre deux identités entrepreneuriales — sans chercher à le combler trop vite.
Ce que la naissance d’Art of Embodiment lui a demandé d’incarner en elle avant de le proposer à l’extérieur.
La tension féminin-masculin dans le leadership — et comment son couple a tout bousculé.

Citations de l’épisode

« Ce toujours plus, cette croissance sans fin qui épuise les corps, les cœurs et les âmes. » Gaëlle Griffon

« Au moment où j’avais le genou à terre, je m’en remettais à plus grand que moi. C’est de là qu’est née Art of Embodiment. » Gaëlle Griffon

« Au moment où je te rencontrais, Art of Embodiment était encore une coquille vide. Le message était là, mais j’avais besoin de traverser moi-même ce message, de le vivre. » Gaëlle Griffon

« Je sentais que j’étais en sous-régime depuis un certain temps. Ma juste hauteur et ma juste puissance n’étaient pas complètement à cet endroit-là. » Gaëlle Griffon

À propos de Gaëlle Griffon

Ancienne dirigeante d’entreprise et accompagnatrice de leaders, Gaëlle Griffon a fondé Art of Embodiment après avoir liquidé sa première entreprise en 2020. Elle crée des espaces immersifs où le corps, le mouvement, l’art et le leadership se rencontrent — retraites en terre marocaine, conférences artistiques, cercles de leaders. Membre du collectif L.I.B.R.E.S. 2024.

 

Pour aller plus loin

→ Lire le dossier blog : Entrepreneur, à quel prix ? Ce que personne ne dit sur le vrai coût de réussir

→ Écouter aussi : Ep. 56 — Fatigue entrepreneuriale : ton business fonctionne, mais tu t’éteins (Léa Mispoulet)

→ Découvrir le collectif L.I.B.R.E.S. — l’espace pour traverser ces seuils entourée

Réserver un entretien avec Ombeline pour un accompagnement privé.

Transcription de l’épisode

    Ombeline — Il y a des femmes dont le parcours force le respect. Parce qu’avant de parler intuition ou énergie, elles ont traversé le réel. Les organisations, les équipes, la pression, la croissance et parfois l’épuisement. Gaëlle fait partie de ces femmes-là. Pendant plus de 10 ans, elle dirige sa première entreprise tout en accompagnant des milliers de leaders au sein d’organisations. Une femme passionnée par son métier, exigeante, investie, reconnue, mais prise dans un système de croyance destructeur. Celui de la croissance sans fin, du tenir coûte que coûte, du leadership qui performe mais ne se nourrit plus. Jusqu’au jour où son corps, sa joie, son âme lui disent stop.

    Ombeline — En 2020, elle prend une décision courageuse, liquider une entreprise qui réussit mais qui ne l’apporte plus. Elle choisit le réalignement plutôt que l’acharnement, la vérité plutôt que la performance, la vie plutôt que la survie. Et de cette rupture, elle crée Art of Embodiment. Non pas une entreprise, mais un écosystème régénératif. Un lieu vivant où toutes les dimensions de sa vie, de son art, de son leadership se répondent et se renforcent. Un espace où elle déploie enfin ce qu’elle avait longtemps contenu. Notre année ensemble dans le collectif libre a été une gestation, une mise à l’endroit. En 2025, et devenue… Et 2025 est devenue pour elle l’année d’incubation de projets qui vont marquer 2026. Un livre, des conférences immersives artistiques, des retraites en terre marocaine, un laboratoire de mouvement pour explorer un autre leadership, une école, un cercle de leaders éclairés. Ce n’est pas une réorientation, c’est une renaissance. C’est l’œuvre d’une femme qui a cessé de limiter son envergure à un business model fatigué, qui a choisi de diriger depuis la conscience, le corps, la présence. Une femme qui a réconcilié le féminin, le masculin, l’art, la stratégie, la vision et la matière. Aujourd’hui, j’ai envie qu’on parle de ça, de vérité, de pouvoir, de leadership, de relation à l’argent, au couple, au business, de ce malaise entre les modèles masculins de direction et les approches féminines du coaching et de l’alchimie réelle, concrète que Gaëlle incarne désormais.

    Ombeline — Bienvenue dans Vérité. Ma chère Gaëlle, je suis très émue.

    Gaëlle Griffon — C’est absolument magnifique comment tu sais raconter les histoires et comment tu les contiens, tu les soutiens et tu les témoignes. Moi, ça me touche immensément. Merci pour ton art.

    Ombeline — En vrai, je suis émue parce que c’est assez rare d’ailleurs que je sois autant émue en lisant une introduction, mais parce qu’en fait, à chaque phrase, je me rappelle de moments forts, de transformations, de ce que tu as alchimisé et je te vois danser. Voilà. Comment vas-tu ma chère aujourd’hui?

    Gaëlle Griffon — Je vais très bien, moi aussi je suis très émue d’être là avec toi, c’est très beau sur cette année 2025 de faire ce moment peut-être de synthèse aussi du parcours qu’on a engagé

    Gaëlle Griffon — il y a une grosse année en quelque sorte puisque ça fait plus d’un an et je me sens encore pleinement vivante de tous ces mouvements de toutes ces histoires et de ces surprises et de ces créations qu’on a vécues côte à côte avec tout le collectif

    Ombeline — Et avant qu’on démarre, on a, tu sais, un rituel dans le podcast. Est-ce que tu aimerais nous décrire? Où est-ce que tu te situes pour que les auditeurs qui ne te voient pas puissent t’imaginer?

    Gaëlle Griffon — alors je suis chez moi, dans ma maison, qui est proche de Lyon, dans la campagne lyonnaise. Je suis dans mon bureau, je pourrais dire c’est mon espace alchimique, ma forge créatrice. C’est un espace où il y a beaucoup d’espaces, il y a beaucoup d’espaces différents, beaucoup de couleurs, beaucoup de matières, des livres, des hôtels, de tous mes voyages intérieurs, extérieurs. Donc c’est un lieu très riche, et puis j’ai la vue sur mon jardin, et c’est extrêmement précieux pour moi de rester reliée à la terre. Je suis une femme d’esprit, je vais très vite dans ma tête, mais cette incarnation, elle reste un défi, et le soutien de la terre réelle est vraiment précieux pour moi.

    Ombeline — C’est la régénération permanente.

    Gaëlle Griffon — Donc c’est un lieu régénérateur. Voilà.

    Ombeline — C’est la régénération permanente.

    Gaëlle Griffon — C’est ça. C’est un lieu de régénération, mais aussi de régénérescence. C’est comment, dans cet espace, je reviens à la source de mon essence pour ensuite ressortir dans le monde et œuvrer depuis cette essence. En tout cas, je mesure que c’est ce lieu source que j’ai créé, que j’ai construit de tout moi, de toute cette vie.

    Ombeline — et tu sais j’ai eu envie de revenir sur les notes que j’avais prises lors de notre tout premier entretien Et je ne sais pas si tu te souviens, c’était fin août 2024. On avait plusieurs points communs qui étaient assez touchants. Une famille recomposée, un homme dirigeant humain, on va dire. La danse, évidemment. Et en fait, à ce moment-là, tu me disais… j’ai liquidé mon entreprise parce qu’il fallait que je mette fin à un paradigme entrepreneurial destructeur. Et t’étais effectivement… Art of Embediment existait déjà, t’avais déjà le nom, mais il fallait la bâtir de l’intérieur quelque part. Et tu me disais, j’ai besoin de m’aligner profondément, je sens que je vais accoucher.

    Ombeline — Et il y a eu beaucoup ces mots, tu vois, de gestation, d’alchimisation, de transformation, évidemment. C’est un petit peu tout ce mouvement aussi intérieur que tu vis, que tu crées, que tu enseignes. Qu’est-ce que tu aimerais nous dire, toi, de la Gaëlle de ce moment-là? De quoi tu te souviens?

    Gaëlle Griffon — tu parles de ces mouvements intérieurs, de cet accouchement. En fait, à 49 ans aujourd’hui, je peux dire que j’ai passé presque 49 ans à m’accoucher et à continuer de m’alchimiser.

    Gaëlle Griffon — Donc, ça parle de cette Gaëlle qui, depuis tout le temps, œuvre depuis l’intérieur en premier. C’est vraiment l’espace, le chaudron de toute ma création, de tout ce que je crée. Et je ne m’arrête jamais, en fait, d’alchimiser.

    Gaëlle Griffon — Je suis faite pour ça. Je suis une matrice fertile qui alchimise, qui transforme. Donc c’est ma nature en quelque sorte. Ça c’est la dimension féminine de l’être.

    Gaëlle Griffon — J’avais par ailleurs dans cette Gaëlle qui parlait d’accouchement, il y avait aussi cette Gaëlle de l’action, du monde, qui a ce besoin et cette exigence de de mettre au monde. C’est cette dualité avec laquelle j’ai dû danser depuis toujours, c’est cette richesse de vie intérieure et cette tectonique des plaques lentes de la transformation de l’alchimisation et cette nécessité de mettre au monde, d’accoucher

    Gaëlle Griffon — Et cette tension, elle continuait, même si au moment où se rencontrer, j’avais déjà énormément ajusté, j’avais pris cette décision, tu l’évoquais dans l’intro, de me réaligner en 2020 parce qu’au fond, j’avais donné naissance à une femme, à un produit de conditionnement. dans un mode de survie sur lequel on est picousé depuis notre naissance et depuis des générations peut-être.

    Gaëlle Griffon — Et donc il reste cette ce toujours plus, cette croissance sans fin qui épuise les corps, les cœurs et les âmes.

    Gaëlle Griffon — Donc moi j’avais déjà œuvré ça, mais il y avait dans ma gestion de cette tension entre l’intérieur et la manifestation, je suis sur terre pour incarner, aujourd’hui je sais pour incarner mon message, plus que pour créer des choses extérieures à moi, je suis le message, ça je le comprends. Mais au moment où on se rencontrait, j’étais encore dans cette tension entre je vais accoucher, c’est sûr, il y a un truc énorme qui arrive, et j’aimerais bien que ça arrive quand même assez vite. Il y avait quand même cette pression du temps, donc on a le temps long de l’intérieur et le temps à l’extérieur qui dit « bon, Ma petite, ça fait 48 ans que tu es en train d’accoucher, quand est-ce qu’on voit quelque chose? Et je me rappelle de ce moment, un peu plus tard dans notre rencontre, il y avait ce regard de ceux que j’appelle les terriens qui disent « mais tu ne crées rien ma petite là, qu’est-ce qui se passe? » Et cette dualité entre « si je crée beaucoup, mais c’est invisible ». Et ça, cette dualité… de cette réponse à l’homme, à l’énergie masculine qui disait « Ma petite, on aimerait bien voir tout ce que tu… On sent que tu es capable de créer plein de choses, mais concrètement, concrètement.

    Ombeline — c’est concrètement là. Hum. Hum. Hum.

    Gaëlle Griffon — » Donc, cette tension, je pense que c’était encore, tu vois, cette tension, et ça existe toujours un peu là, mais… Mais cette tension de… Bon, on a envie de voir à quoi ça ressemble en vrai, quoi. Parce que ce que tu fais, c’est pas si… Enfin, c’est vrai, c’est certes, mais on voit rien, donc on peut pas… On n’a pas de repères. Voilà. Et donc, cette voix-là intérieure, elle venait me stretcher. Et ma rencontre avec toi, ça a été vraiment un… sur quelques secondes d’un message que tu donnais dans tes masterclass, peut-être on en reparlera, mais qui m’a à un moment donné stoppée dans ce moment, pour me dire, ah, ok, là, il y a peut-être un changement de paradigme à avoir, qui n’est plus besoin…

    Ombeline — Tu veux partager cette phrase que tu as entendue?

    Gaëlle Griffon — alors en préparant un petit peu, j’ai essayé de me rappeler, mais en tout cas tu parlais d’argent, et tu disais qu’on n’avait pas besoin d’être… Oui, d’indépendance, c’est ça.

    Ombeline — La notion de dépendance et d’indépendance. Hum hum.

    Gaëlle Griffon — Et si on acceptait notre dépendance, si on acceptait d’être soutenu à des endroits, Mais pour moi, ça a été un choc, en fait. Parce qu’au moment où tu disais ça, je me suis vue ne pas me laisser être soutenue. Ça a été comme un miroir, en fait. Je savais que j’étais indépendante. C’était un moteur. Ça avait de la valeur dans ma construction de leadership, dans ma construction de terrienne et de toute la magie que j’avais en moi. Mais… Je n’avais pas mesuré à quel point, au fond, tout ce qui me mettait en fragilité, en vulnérabilité, venait du fait que je n’acceptais pas d’être soutenue et que je cherchais à porter seule cette grande vision.

    Ombeline — un peu comme la femme enceinte qui gère son bébé et qui ne s’occupe plus d’elle. Tu vois, quand le bébé est là, elle est seule à s’occuper de son bébé au lieu de s’occuper d’elle.

    Gaëlle Griffon — Et elle est seule à gérer son bébé et elle ne voit pas l’écosystème aussi autour d’elle qui peut la soutenir à cet endroit. Et donc, cette croyance de femme dans le monde d’aujourd’hui, c’est je dois tout, je peux tout. Aujourd’hui, je peux tout.

    Gaëlle Griffon — Nous n’avons plus de limites. On a accès à tout. Mais dans le « je peux tout », ça devient une injonction d’être tout, de faire tout.

    Gaëlle Griffon — Et moi j’ai été vraiment cette femme avec tout ce sentiment de puissance, qui était plutôt de la toute-puissance au fond, de vouloir tout, mais du coup de n’être nulle part vraiment. Et ça, ça a été pour moi une leçon qui s’est distillée pendant tout ce temps de collectif, en parallèle du travail qu’on a fait ensemble, toutes les deux, avec le collectif en groupe, et puis dans ces moments où on s’est rencontrés en chair et en os, en œuvrant dans ces espaces puissants de séminaires qu’on créait pour nous. C’est vraiment cette conscience de me laisser soutenir par un homme, par l’homme, par un homme, qui m’a permis d’incarner ce couple que je vis aussi dans ma vie, et tu l’as nommé, qui est infiniment précieux, qui fait partie de ma source et mon énergie, de ma libido, de ma vitalité d’entrepreneur et de créatrice. C’est vraiment un background, mais j’ai pu regarder aussi que dans ce couple, je ne me laissais pas soutenir. Je ne montrais que cette femme forte et mon mari de me dire, mais à quel moment je peux être là pour toi en fait? Je ne le vois pas. Et c’était déroutant pour lui, on s’en est reparlé récemment, et c’était vraiment déroutant.

    Ombeline — et je pense enfin tu sais là ce qu’on est en train de parler c’est quand même un des problèmes de fond de notre société ce féminin qui veut tout tenir Et qui n’accepte pas d’être soutenue. Parce que sinon, elle a l’impression d’être mauvaise, de servir à rien, etc. En fait, on a appris à bâtir notre puissance seulement dans le yang.

    Gaëlle Griffon — Donc c’est pas seulement le féminin, tu parles du féminin, pour moi c’est une espèce de mésalliance entre l’introjection du masculin en nous, qui veut tenir et qui revendique son autonomie, son indépendance, Et ce féminin qui s’écrase en fait, en quelque sorte, avec peu d’espace pour être, pour nourrir, pour respirer, pour reprendre de l’air, pour intégrer, et une injonction du faire sans fin.

    Gaëlle Griffon — C’est plutôt de la mésalliance, je dirais. Il y a une alliance, une forme d’alliance, mais sur des fondements au fond d’un paradigme de survie qui n’est pas nourrissant profondément pour notre cœur.

    Ombeline — Exactement. Et quand on s’est rencontrés, tu vois, tu parles de votre union, de votre couple, mais quand on s’est rencontrés, tu préparais aussi le renouvellement de votre mariage, qui a été un des moments forts aussi de ce passage ensemble, comme pour rechoisir, redéfinir aussi ce qu’est cette union et qui on devient ensemble et qu’est-ce qu’on incarne ensemble. Est-ce que tu aimerais partager certaines choses sur ça?

    Gaëlle Griffon — oui. Je crois que c’est… En fait, je découvre… Tu sais, je crée une entreprise qui s’appelle Art of Embodiment. C’est l’art de l’incarnation qui est né à la suite de cette liquidation. Au moment où j’avais le genou à terre et que je ne savais pas… Enfin, je m’en remettais à plus grand que moi parce que je sentais que c’était nécessaire. Ce mouvement de l’art de l’incarnation, il émerge et je le découvre au fur et à mesure, en fait. Je découvre quel est ce message, cette médecine. Et je mesure qu’au fond… J’ai ce besoin profond de ritualiser et de matérialiser dans le monde ce qui a de la valeur. Donc dans l’intime du couple, on sait qu’on était dans un processus de se rechoisir. Et puis quand on s’était marié quelques années auparavant, on s’était dit tous les dix ans, on se redira oui. C’était un peu comme un joke, mais en même temps, c’était aussi une manière de se dire… Revisiter la manière dont on s’engage ensemble, de ce que ça veut dire faire couple, de ce que ça veut dire faire alliance. Et évidemment, on est un couple de 25 ans, on a cheminé, on a évolué. Et donc, se redire oui, c’était quelque chose qui avait énormément de valeur. Et comme à chaque fois dans les décisions importantes qu’on a prises ensemble, c’était aussi de le faire avec témoin, de l’offrir en témoignage. Et on a pris vraiment un malin plaisir, enfin vraiment un plaisir fou à préparer ce moment comme un don avec des espaces de…

    Gaëlle Griffon — de nourrir nos artistes, nourrir nos cœurs, mettre de la beauté. En fait, c’était comme si c’était un catalyseur de toutes les formes d’art dont moi je me sentais porteuse, avec la puissance que Serge avait de sponsoriser ce temps et d’être co-créateur avec moi. » Et donc ça a été d’une certaine manière une manifestation de cette alliance où nos cœurs étaient en joie, où on avait des partenaires artistes qu’on a mis à l’œuvre, on a fait des surprises, on a été nourrir les âmes de nos invités, les cœurs de nos invités, les corps de nos invités, on a choisi un lieu qui nous plaisait. On leur a fait vivre une expérience immersive puissante. Et au fond, je sentais que c’était un moment important qui matérialisait au fond un premier pas de ce qu’on allait construire dans le futur. Donc c’est ça la visionnaire incarnée, c’est-à-dire que c’est comme si je voyais ce qu’on allait faire, mais que là ça s’incarnait dans le présent.

    Ombeline — et je me souviens très bien qu’après quand t’es revenu de ce mariage t’es dit en fait c’est ça qu’on va faire ça qu’on va transmettre hum

    Gaëlle Griffon — Et du coup, cette alliance, la manière dont on l’a fait, qui a été une aventure, et puis ce moment vécu ensemble, c’était déjà cette vision incarnée. Hum…

    Ombeline — Alors attends, j’ai loupé mon idée, mais c’est pas grave, je vais partir sur autre chose. Oui, donc il y a le renouvellement de ce oui à partir aussi de la personne que vous êtes chacun devenu à ce moment-là.

    Ombeline — Je trouve que ça c’est important, tu vois, de dire on est chacun devenu une nouvelle personne, on a évolué, on s’est transformé, on s’est ajusté, on s’est révélé et en fait on se rechoisit en étant ce que nous sommes aujourd’hui. Ça aussi, c’était un point commun d’ailleurs qu’on avait, parce que moi, j’avais vécu la même chose, je vivais la même chose avec Clément à ce moment-là.

    Gaëlle Griffon — et on incarnait la vision qu’on avait, on est un couple de visionnaires, on a épris cette vision, c’est quelque chose qui a du sens, et c’était une manière d’être déjà ces visionnaires incarnés, d’incarner.

    Ombeline — et puis ça amène aussi une facette du leadership qui est très importante pour moi et dans le collectif libre qui est qu’une femme leader, elle n’est pas leader pour son business ou pour ses clients, elle est leader pour toutes les personnes qui gravitent autour d’elle dont sa famille. Et je trouve que c’est important de se réapproprier ce leadership pour notre famille, pour notre couple, pour notre famille.

    Ombeline — Parce qu’on a tellement entendu que c’est celui qui rapporte le plus, qui a le plus de pouvoir, pour résumer. Mais en fait, on a la vision, on a le leadership de tout cet écosystème personnel, de tout cet écosystème familial et tout ce que ça incarne et que ça transmet autour.

    Gaëlle Griffon — ce sont des nouveaux espaces. Dans cette culture, ce bain de conditionnement, les choses sont séparées. Nous avons été fragmentés, on a appris à séparer. Le leadership, c’est un terme, c’est dans l’entreprise ou c’est les politiques ou c’est à l’extérieur, dans le monde. Il y a une vision du leadership. Et puis, quand on est à la maison, c’est autre chose. Voilà, c’est…

    Gaëlle Griffon — C’est cette fragmentation, cette séparation. J’ai été cette leader fragmentée et séparée. Mais aujourd’hui, dans cet écosystème qui me nourrit depuis cette essence, au fond, ce que je sens, c’est que mon leadership s’exerce d’abord avec ceux qui sont précieux et qui nourrissent mon cœur, en fait. C’est de cet endroit… où c’est le plus facile de créer. En tout cas, moi, j’ai senti que je me suis forcée, poussée à aller face à des gens avec qui je n’avais pas de connexion et je devais le faire en force. C’était des passages en force, en fait.

    Gaëlle Griffon — Or aujourd’hui j’ai appris, j’ai mesuré que je créais d’abord des connexions, que c’était depuis ces connexions d’amour que j’exerçais mon plus grand leadership et que du coup les lieux où j’aime le plus sont mes premiers écosystèmes. Le cercle de mon amour avec mon homme, le cercle de ma famille, de mes enfants, avec qui ça fait sens d’être ce monde que je veux bâtir, d’incarner le changement que je veux voir dans le monde, c’est à cet endroit que je veux l’incarner d’abord.

    Ombeline — et aussi parce que c’est dans cette intimité là

    Gaëlle Griffon — Parce que ça a de la valeur importante. Et puis, dans ce cercle d’amis, je mesure que demain, c’est dans mes communautés qui existent déjà que j’ai envie d’oeuvrer, que j’ai envie d’offrir… Oui….

    Ombeline — de personnel, de familial, que finalement, c’est le plus difficile d’être entière et de se déployer. Parce que ça brasse, parce que ça perturbe, parce que ça crée du mouvement aussi chez les autres. Et il y a tellement de femmes et d’hommes aussi, mais qui n’osent pas être entiers dans leur intimité familiale. Et je pense que quand on arrive à ça, c’est ça qui déploie une puissance. C’est-à-dire que si là, tu y arrives dans cette intimité-là, ça décuple ton rayonnement derrière. Hum hum.

    Gaëlle Griffon — C’est ça. J’aime bien quand tu parles d’intimité, il y a ce leadership de l’intimité, de l’intime, de ce qui se fait, j’allais dire dans l’ombre ou dans l’invisible, de cette source où on va puiser justement notre force, ces racines, là où on prend racine. C’est les racines de notre leadership dans ces espaces qui se préparent pour étendre ensuite cette envergure dont tu parles tant, cette envergure pour impacter de plus en plus de monde. Mais ça commence dans nos premiers écosystèmes. Et ça, quand j’en parle, je sens tellement que c’est un boom pour mon cœur de me dire, en fait, c’est de là que ça démarre. Ça n’est pas en dehors de toi, c’est au-dedans et au plus proche de toi. Et c’est ce mouvement de… de liquidation ce moment quand même initiatique puissant où je suis retournée au plus proche de ma terre et que j’ai manifestée aussi par un sommet qui était vraiment dans cette intention qui a rassemblé des hommes et des femmes qui portaient ce message comme moi et où je me suis remise à nu je suis revenue au plus proche de ma vulnérabilité de mon coeur Et ce passage, ce seuil, le seuil du héros qu’on appelle parfois, mais ces seuils, voilà, c’est un peu comme si il y a des passages rituels, il y a des passages devant témoins. Et j’aime mailler le rituel au fond, ce qui va m’engager moi, de moi à moi, par des actes sacré, sacralisé, porteur de sens, qui me soutienne à aller plus loin et à oser cette envergure.

    Ombeline — et créer les crins pour ça

    Gaëlle Griffon — créer les crains. Hum…

    Ombeline — que ça soit effectivement proposer une retraite, que ça soit un livre, que ça soit ton laboratoire qui est aussi en gestation, que ça soit le mariage, cette cérémonie, cet espace, cette expérience à créer, que ça soit le sommet virtuel effectivement que tu avais fait il y a quelques années. C’est comment je crée un espace où je n’aurais pas le choix que… que d’incarner pleinement qui je suis.

    Gaëlle Griffon — c’est ça et c’était aussi lors de mon premier mariage le mariage on va dire numéro 1 le mariage avec Serge quand on a décidé ça c’était aussi ce moment où je me suis dit plus jamais je ne laisserai la danse me quitter j’avais dû faire ce choix au moment où j’avais eu mon fils j’avais laissé cet art qui nourrit mon âme

    Gaëlle Griffon — Et du coup, à un moment, dans mon mariage, j’avais mis un pantalon sur ma robe, j’ai viré la jupe et je me suis retrouvée au milieu de mes invités et j’ai dansé devant ces 100 témoins en me disant « plus jamais je n’oublierai la danse ». Elle est dans ma vie et je le fais devant témoins. Et c’est ça, on a besoin de témoins, de gens qui nous voient pour soutenir nos forces. On a besoin de passages où on ose être soi, pleinement, devant témoins, quels que soient ses témoins, devant une personne, dix personnes, cent personnes, peu importe. On a besoin d’être vu dans qui nous sommes vraiment. et c’est ça ces espaces qui est précieux d’offrir et c’est ça ce qui moi me soutient dans ma prise d’envergure et je me rappelle avoir été vue aussi dans tes séminaires les moments où on s’est rencontrés d’avoir été vue dans des moments de vulnérabilité et ça reste des moments que je n’oublierai jamais

    Ombeline — C’est des moments très forts dans les deux séminaires. Des moments d’alchimie complète. En fait, tu as vécu aussi bien toi une transformation en profondeur Mais en fait, tu nous as fait un cadeau immense de le révéler, de nous l’offrir en fait, et de t’ouvrir à la transformation dans l’instant devant nous. On ne peut pas tout raconter non plus.

    Gaëlle Griffon — on ne veut pas tout raconter mais

    Ombeline — Il faut vivre les séminaires de toute façon.

    Gaëlle Griffon — Voilà, c’est ça. Mais c’est vraiment des mouvements, en tout cas, que moi j’ai senti que tu contenais et que tu offrais cet écran pour permettre une transformation dans la profondeur de l’être, pour nourrir ce parcours initiatique d’entrepreneuriat et de vie au sens large, puisque c’est de ça dont nous parlons au fond.

    Gaëlle Griffon — C’est ce leadership, toi tu parles de leadership spirituel, mais c’est d’ingarner l’esprit de notre leadership dans tous les espaces, moi ça me vient toujours en anglais, mais c’est everywhere, c’est partout, en tous lieux, et de toutes les manières qu’il soit, incarner l’esprit de ton leadership, être cet esprit, être ce message, et c’est fini ce moment, ce temps de séparer, on est des femmes complètes, on répare et on crée de l’alliance dans nos couples, on les crée dedans et dehors, on est alignés, et évidemment il y a des tas de moments où on sera de travers, mais on connaît le chemin de retour à ces espaces, et ça c’est extrêmement précieux.

    Ombeline — et justement à partir de ça qu’est-ce que tu pourrais nous raconter de Art of Embediment de comment elle a pris forme de comment elle se manifeste au fur et à mesure cet écosystème de comment toi ta posture a changé aussi ta relation avec l’entreprise qu’est-ce que tu aimerais nous dire de tout ça

    Gaëlle Griffon — Mmh, mmh, mmh. Juste dire que c’est vrai qu’au moment où je te rencontrais, j’avais le sentiment qu’Art of Embodiment était encore un peu, je ne sais pas dire une coquille vide, le message était là, mais il y avait besoin d’aller, en fait, de traverser moi-même son message, de le vivre, en fait. Je crois que c’est une entreprise qui demande et qui me demande à moi en tant que créatrice d’expérimenter

    Ombeline — Il y a une exigence d’embodyment.

    Gaëlle Griffon — pour croire en fait, pour voir, pour savoir, pour… Donc c’est ce chemin-là. Et oui, et oui. Et alors, c’est étonnant parce que je parlais avec une amie et elle me disait, mais comment s’appelait ton précédente entreprise? Je dis, ça s’appelle Maillotessia, c’était l’art de l’émergence. Et elle me dit, tiens, c’est intéressant parce que ta première entreprise, c’était Faire émerger, c’est le mouvement de naissance. Et Art of Embodiment, c’est à l’inverse, tu viens incarner, quoi.

    Ombeline — et puis Art of Embediment est né aussi de Mayotestia ouais ouais

    Gaëlle Griffon — Donc, il y a quelque chose de… Eva, elle est née de cette émergence, donc elle a émergé, mais pour ramener dans l’expérience et dans le corps. Et donc, c’est ça, c’est… Il y a plusieurs questions dans ta question, donc j’essaie de sentir ce qui est là pour moi parce que j’ai envie de parler avant d’Art of Embodiment, parler de ce qu’elle me fait en fait, de la côtoyer, d’être porteuse de ce message, de soutenir ce message et d’en être témoin, d’en être l’artiste en quelque sorte.

    Gaëlle Griffon — Je sens que je dois incarner aussi que l’incarnation c’est aussi tous ces moments de flou, de je ne sais pas, c’est accepter d’entrer dans ce mystère de ce qui émerge. Il y a une partie de moi qui aimerait pouvoir décrire ce qu’est Art of Embodiment, décrire ce qu’elle fait. ce que c’est, comment je la sers, comment je suis son ambassadrice en quelque sorte. Et je peux le raconter, mais en vrai, je me rends compte que tout ce flou dans lequel je peux me sentir à plein de moments, ça fait partie du processus d’incarnation en tant que telle. C’est-à-dire que je vais, à travers elle, je vais évidemment accompagner les leaders qui veulent avoir un impact, et qui ont une vision pour le monde à venir traverser ce temps qui est nécessaire pour manifester notre message. Il y a un processus inhérent à l’incarnation et donc moi j’ai cette impatience-là mais il y a ce processus vraiment de ralentir, de créer justement des espaces et c’est ces écrins que je veux créer et notamment en terre marocaine, ces espaces pour le vide fertile, le… Les espaces où l’art, où le mouvement, où le silence, où la rencontre de pères artistes et entrepreneurs viennent nourrir ce yin, c’est retrouver de l’espace. C’est ça que m’apprend Art of Embediment, c’est vraiment de retrouver de l’espace. Et donc, dans mon leadership à moi, je… Je… j’apprends à nourrir tous les espaces de moi, pas seulement celles qui agissent, mais aussi celles qui ressent, qui s’ouvrent à ce qui vient. Et donc, c’est ça, ces écosystèmes. Voilà, je sens que j’ai du mal à en dire un peu plus, mais c’est un leadership de l’espace.

    Ombeline — et de réception aussi je me souviens aussi pendant l’année du collectif il y a eu des moments où tu avais du mal à rentrer dans l’entreprise je me souviens quand tu avais créé le dessin

    Gaëlle Griffon — C’est ça qui me vient. En fait, je l’ai. Deux réceptions, oui…………………………….

    Ombeline — et c’était facile pour toi de dessiner tout ton écosystème à toi mais dès qu’il fallait focaliser et faire un zoom sur Art of Embediment il y a tout qui se brouillait

    Ombeline — Et alors, même si je sais que des fois, le manque de clarté revient, le flou revient, mais parce que c’est aussi notre façon d’alchimiser et de revenir à l’essentiel, si on met ça de côté, qu’est-ce qui, d’après toi, t’empêchait de rentrer au cœur de l’entreprise?

    Gaëlle Griffon — ce qui me vient là quand je t’entends c’est c’est ce que j’ai appris il y a longtemps mais qui se distille encore c’est l’amalgame le mélange qu’il y a entre la dirigeante que je suis et l’entreprise que j’ai créée qui s’est créée à travers moi c’est que évidemment on ne s’est pas choisi par hasard mais on n’est pas la même chose

    Gaëlle Griffon — Et ce qui me vient par rapport à cette question, c’est encore cette confusion entre ce qu’est l’entreprise et ce que je suis. C’est ce mélange de moi, elle, une seule et même chose. Et ça, je l’ai compris dans mon parcours entrepreneurial, et c’est vrai que tu nous le rappelles bien dans ce collectif, que l’entreprise, elle a sa vie propre, que moi, j’ai ma couleur propre, et que je vais venir soutenir, enfin, le message de l’entreprise va passer à travers moi, mon message va soutenir l’entreprise. Et je pense que dans ces moments où j’étais en difficulté pour… dans ce brouillard, c’est qu’il y avait une confusion entre ce que je me sens être et ce que fait cette entreprise, son message. Et que du coup, je me sentais un peu en difficulté de clarification parce qu’il y avait encore ce mélange, tu vois? C’est ça qui me vient.

    Ombeline — Et puis, parfois, tu vas me dire si ça résonne pour toi, mais parfois, sur un autre plan, on peut avoir aussi peur de s’enfermer quelque part.

    Ombeline — Tu vois? En définissant les contours de notre entreprise, c’est comme si on figeait quelque chose. Et c’est compliqué pour nous de figer. On est dans l’actualisation permanente. Donc, il y avait peut-être de ça aussi. Tu as… la peur de figer quelque chose dans cette entreprise, de figer une partie de toi aussi. Est-ce que tu en penses?

    Gaëlle Griffon — ça peut être ça. C’est sûr que j’ai du mal à me laisser enfermer dans un endroit et je me sens être multi-espace. Moi, ce que j’entends aussi, c’est la peur du flou, en fait.

    Gaëlle Griffon — Et que dans nos processus d’incarnation, ce passage est inévitable, c’est l’entre-deux, c’est le chaos, c’est ce moment où on ne voit pas clair. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne se passe rien. Et je crois que j’avais cette peur de sentir ce flou. Alors que peut-être l’essence même de cette entreprise, c’est d’accompagner dans ce flou. On est dans une phase d’incertitude. Personne ne sait ce qu’on sera demain. On ne sait pas, on ne peut pas prévoir. Et c’est pour ça que c’est important de se projeter, de savoir dans quelle direction, au service de quoi on œuvre. Et ce qui me vient là, à travers ta question, c’est qu’au fond, cette entreprise, elle crée des espaces pour apprendre à œuvrer dans ce flou. Et mon art sur le dance floor, quand j’accompagne les gens à venir développer des ressources essentielles de mouvement, de s’ancrer, d’apprendre à être déséquilibré, de revenir, de retrouver son centre, d’être vecteur, enfin bref, toutes ces ressources qui s’incarnent aussi dans un mouvement, ils vont être à l’œuvre, ils vont être nécessaires, on a besoin d’accepter et d’accueillir nos flous.

    Gaëlle Griffon — Et pour moi, c’était très difficile à accepter d’être là, parce que j’idéalisais une forme de clarté en bonne rationnelle et en bonne terrienne. Et je crois que, pour le coup, ce principe du féminin, ce féminin, cet alchimiste qui œuvre dans l’invisible, qui œuvre dans l’ombre, dans le bon sens du terme aussi, qui se fait sans être vu, nous a entraînés à accepter ces zones, qu’on ne peut pas nommer, mais qui œuvrent, qui sont là. Qu’on le veuille ou non, il se passe quelque chose à ces endroits.

    Ombeline — malgré tout ce qui se passe autour ouais tout à fait ouais

    Gaëlle Griffon — Et donc, c’est probablement qu’une des choses, c’est comment retrouver des espaces d’ancrage en nous pour traverser ce flou, en fait. Et malgré, si tu veux, quand je rentrais dans la dynamique d’Art of Embodiment, je sentais ce flou et moi, je me disais, mais… Mais au fond, Art of Embeniument, elle va proposer des ancrages. Comment tu t’ancres?

    Gaëlle Griffon — Et le livre que je traduis, qui parle de cette nouvelle art de leadership, depuis un espace de sagesse, de discernement, mais aussi un espace d’ancrage, de revenir dans nos terres, dans ce qui nous ancre, dans ce qui nous fonde, parce qu’on va traverser du flou et que quand on est perdu, c’est « back to the body », « reviens dans ton corps ». back to the roots, reviens dans tes racines, reviens dans ce qui a fondé ta vision, reviens dans ta raison d’être, tu nous as fait beaucoup travailler sur cette raison d’être de l’entreprise, et reviens là, parce que c’est là que tu vas trouver des points d’appui pour traverser ça.

    Ombeline — et je pense que là on touche aussi un sujet important qui montre que nos entreprises elles ne sont plus figées comme l’ancien modèle entrepreneurial on n’est pas là à créer de façon classique on crée des entreprises vivantes et Art of Embediment, elle est vivante, et à partir du moment où tu as compris que c’était un écosystème, et pas une entreprise, tu vois, ça a remis du mouvement………….

    Gaëlle Griffon — C’est clair. C’est difficile de se représenter que c’est plus qu’une entreprise, c’est un écosystème. Je le sais, je le vois, je le sais, mais l’incarner, c’est vraiment ça, c’est ça le programme en fait. C’est comment j’incarne cet écosystème, comment je dirige cet écosystème, depuis quel endroit je dirige cet écosystème, comment ça s’incarne.

    Ombeline — comment je m’entoure comment je m’entoure

    Gaëlle Griffon — Pardon? Comment je m’entoure et comment je peux, dans ces connexions, dans ces relations qui nourrissent cet écosystème, quelle qualité de connexion je crée? C’est ça mon message aussi, c’est créer depuis l’amour, ça veut dire qu’avec amour et fermeté, je vais mener et diriger mon royaume, mon empire, cet écosystème, et que dans mes relations, je veux incarner ça, l’amour qui aime, mais l’amour aussi qui coupe, je veux incarner ça dans mon geste, dans ma manière de diriger, et c’est ça.

    Ombeline — il y a une exigence il y a une exigence qui est là

    Ombeline — Ce n’est pas un écosystème qui est ouvert à tout le monde. C’est un écosystème qui est exigeant comme celui de nous.

    Ombeline — Parce que ce sont des espaces vivants et ce sont des espaces vibratoires aussi. Et nous, on a ce rôle de gardienne. On n’a pas juste une posture de dirigeante traditionnelle.

    Ombeline — On est gardienne d’un espace. qui est un champ dans lequel se passent déjà des choses au-delà de nous il se passe des choses et c’est un peu comme quand tu rentres sur un lieu tu vis des choses dans ce lieu même si le propriétaire n’est pas là quelque part et on tient le choix

    Gaëlle Griffon — Exactement. Exactement. C’est ça, et on est vraiment des gardiennes et on tient le champ, moi j’aime beaucoup ce que tu dis, c’est vraiment on tient le champ de ces espaces, et donc oui c’est pas pour tout le monde et c’est ok, c’est vraiment, moi ce que m’enseigne aussi ce nouvel espace de leadership, c’est d’inclenir les espaces, les lieux où je suis dans mon leadership et de reconnaître les endroits où je n’y suis pas.

    Gaëlle Griffon — C’est à la fois être une leader partout dans tous nos écosystèmes, mais pas à chaque endroit au sens je suis lucide sur le fait que je ne suis pas leader dans tous les espaces. Et j’ai cette clarté et cette capacité de reconnaître que d’autres sont leaders à ces endroits. Et de cette alliance en cercle en quelque sorte, on crée des cercles d’alliances avec des gens qui ont des compétences pour tenir nos écosystèmes, eh bien à ce moment-là, on peut créer cet espace de leadership aussi collectif.

    Gaëlle Griffon — C’est à la fois quelque chose qui naît en nous, mais qui met en mouvement une forme de leadership ensemble. En tout cas, pour moi, c’est important. C’est une vision du collectif où chacun a sa juste place Et je le vis vraiment dans mon couple et c’était vraiment ça de me laisser soutenir, c’est de reconnaître là où Serge, mon mari, est dans sa puissance et accepter de le laisser à cet endroit pour que moi je sois exactement aux endroits où j’ai de la puissance. S’il est sponsor, je suis la directrice artistique. Et chacun a sa place. J’arrête de vouloir être sponsor. Et lui, je pense qu’il ne sera pas un bon directeur artistique du tout. Et donc, c’est parce qu’on est ensemble qu’on est complet. Et donc, tout cela se fait au-dedans de nous, de moi, et en dehors. Et ça incarne à l’extérieur. C’est ça, ce royaume de cohérence.

    Ombeline — parce que peut-être que pour que les auditeurs comprennent, quand tu dis sponsor, est-ce qu’on peut aussi expliquer que ton mari a aussi sa société et que c’est aussi un canal entre les deux sociétés qui s’est créée?

    Ombeline — Donc, la société de ton mari, voilà, vous êtes parmi les… Voilà, voilà.

    Gaëlle Griffon — On est partenaire, on œuvre ensemble, on travaille ensemble. Et quand je parlais de sponsor, je parle plutôt de puissance financière en vrai, d’accord? Puisque j’ai arrêté de vouloir être à sa hauteur, puisqu’il a ce don et ce leadership dans la capacité à générer… à générer de l’abondance financière, même si ça fait partie du champ dans lequel j’œuvre aussi, mais je le fais à ma mesure, et c’est ok parce que mon œuvre et mon talent et mon travail, ma place tout simplement, elle est à un autre endroit, même si je crée aussi une forme d’abondance financière, mais c’est pas là où est mon combat en quelque sorte, c’est pas là où j’ai à œuvrer, à batailler, à créer, à dépasser mes limites, Nous sommes abondants ensemble parce que chacun est à l’endroit de son leadership. Et ça, c’est une nouvelle manière de voir le leadership. Et moi, c’est tellement, tellement changé dans cette année. Pardon?

    Ombeline — C’est une autre manière aussi de voir l’abondance.

    Gaëlle Griffon — et de la ressentir, vraiment, de la voir, en fait.

    Gaëlle Griffon — Parce que si je regarde depuis « Ah oui, mais moi, je ne gagne pas autant que lui, puis comme pour y arriver, je vais galérer, tata », je ne suis pas dans l’abondance. Mais si je vois ce que je crée déjà, qui est déjà de l’abondance, mais qui… Voilà, j’ai accepté qu’il allait sourcer le couple en premier. j’y œuvre, et du coup, moi, ça me libère du champ et de l’énergie pour être, moi, la manière dont je source ce collectif en y mettant mon artiste ou ma directrice artistique…………………….

    Ombeline — Après, il y a une réflexion que j’ai, moi, depuis quelques temps que je voudrais partager. Ce que je ressens, c’est que c’est comme si on est en train, nous, de bâtir, justement, encore un autre niveau de leadership. parce qu’il y a peut-être une bascule qui va se faire en termes d’abondance financière. Et moi, ce que je ressens aussi dans mes accompagnements, c’est comme si on devait se préparer à devenir nous, source de cette abondance financière pour notre famille parce que comme on le disait on vit dans une incertitude dans une insécurité dans un climat de crise etc sur tous les plans on ne sait pas ce qui va se passer on ne sait pas ce que les systèmes qui ont fonctionné jusqu’à maintenant vont devenir on ne sait pas s’ils vont continuer à fonctionner de cette façon là et je pense que dans notre leadership et c’est ce que je mets aussi derrière le leadership spirituel c’est

    Ombeline — accepter d’être soutenu, accepter cette codépendance, mais aussi se préparer à générer des millions nous-mêmes.

    Ombeline — Tu vois? Et à tenir cette fréquence-là.

    Gaëlle Griffon — tout à fait. Et c’est parce que je sens la nécessité d’avoir, comment dirais-je, d’avoir accueilli cette codépendance, comme tu dis, qui est effectivement très bonne pour relâcher cette pression d’enjeu, et en même temps garder le cap de cette abondance millionnaire.

    Gaëlle Griffon — Parce qu’au fond, nous sommes créatrices d’abondance dans notre leadership. Et donc, c’est une manière d’incarner cette abondance.

    Ombeline — et puis quand je parle de millions, ce n’est pas pour aller, ce n’est pas pour acheter un yacht, on s’en fout de tout ça. C’est juste la notion d’abondance, la notion d’infini et qu’on soit canal pour que ça circule. Et pour que ça circule dans les bonnes énergies, avec les bonnes intentions, avec conscience, etc. et remettre nos pourquoi en fait en pleine connexion avec cet argent. et en tout cas moi ce que je ressens en ce moment c’est ça il y a un shift qui est en train de se faire parce que peut-être que ces hommes dirigeants ou ces femmes dirigeantes mais plus dans le côté yang vont arriver on est dans un moment charnière où eux aussi vont devoir switcher et il va falloir qu’on soit là pour tenir toutes les structures mais toutes les nouvelles structures

    Gaëlle Griffon — C’est ça. Les nouvelles structures, oui.

    Ombeline — et je sais pas quand ça va tu vois quelque part ça a déjà commencé mais donc d’assumer encore plus cette façon de bâtir des entreprises de créer de l’argent de créer de l’abondance d’oeuvrer, de servir, de contribuer ce qui n’empêche pas de faire du business, ce qui n’empêche pas de créer des choses concrètes. On parle de concret, là. Mais ce que ça change, c’est la posture intérieure.

    Gaëlle Griffon — c’est ça. Et plus que des entreprises, vraiment, on crée des écosystèmes. Je pense qu’on n’est plus silotés, c’est ce que je disais.

    Gaëlle Griffon — On vient nourrir tous les espaces et c’est ça qui est une ressource infinie dans ce monde fini, dans ce monde en transformation.

    Gaëlle Griffon — Il y a des tas de mouvements, il y a des choses qui meurent, les organisations anciennes, les structures anciennes sont en souffrance parce qu’elles sont juste en train de mourir.

    Gaëlle Griffon — de disparaître et c’est ok, c’est juste, c’est normal et en même temps on est donc dans cet entre-deux entre ce qui est en train de mourir et ce qui est émergent et dont nous sommes porteurs en fait, porteuses et cette capacité de soutenir cette transition parce que nous connaissons ces deux mondes en fait nous savons ce que nous créons et nous l’incarnons déjà et nous sommes issus de ce monde de cette organisation, de cette vision qui est limitée aujourd’hui et limitante pour le monde actuel

    Gaëlle Griffon — Et moi je viens de cet endroit, je le connais très bien, donc c’est cette capacité d’avoir un pied dans chaque monde, et de faire le lien, la passerelle, et de soutenir cette danse, tu vois, entre eux. Et je crois que c’est ça qu’on fait en fait, j’ai l’impression.

    Ombeline — j’ai plein d’images, moi, qui me viennent en tête. C’est comme si, effectivement, ce ne sont que des écosystèmes. On a des places de gardiennes de ces espaces-là. Et c’est comme si… Enfin, il faut aussi accepter que les écosystèmes entre eux

    Ombeline — se nourrissent et se soutiennent c’est pas moi j’ai mon entreprise et je veux devenir le numéro un le leader du marché non en fait on oeuvre collectif on crée on prospère ensemble et ça c’est un nouveau mindset en fait dans le business dans la croissance dans l’économie et on est vraiment on est vraiment entre l’ancien et le nouveau voilà

    Gaëlle Griffon — c’est en ça que tes visionnaires en bolines pour créer ce collectif libre, c’est un collectif.

    Gaëlle Griffon — et c’est ça c’est ce qui a été vraiment très très beau dans cette année passée avec toi et avec toutes les personnes présentes, toutes ces femmes sublimes c’est de finir l’année en se reconnaissant chacune en fait on avait chacune une place dans le cercle dans ce collectif chacune est venue nourrir la dynamique de l’autre, chacune était reine ou leader dans son espace Et qu’est-ce que c’est bon de sentir un cercle de reines, un cercle de femmes qui sont dans leur terre, dans leur espace.

    Gaëlle Griffon — Et on a besoin de le vivre en fait pour le porter. C’est pour ça que chacune dans ce leadership très spécial, particulier, on a besoin d’être nourri par ses expériences. On a besoin de les soutenir pour les vivre nous-mêmes. on se place dans des cercles on anime des cercles on se place dans des collectifs on anime des collectifs c’est une manière de continuer de muscler en quelque sorte cette vision incarnée c’est pas demain c’est aujourd’hui c’est ça c’est ça le changement de paradigme c’est vraiment ensemble

    Ombeline — Et aussi qu’être leader, ce n’est pas être leader tout seul. Qu’est-ce que tu aimerais, on arrive un peu à la fin de notre épisode aussi, qu’est-ce que tu aimerais partager à nos auditeurs justement de ton expérience de libre, peut-être de la singularité aussi que tu as perçue dans ces espaces? Qu’est-ce que tu aimerais ajouter de ça?

    Gaëlle Griffon — Je viens de témoigner que c’était vraiment des espaces alchimiques de transformation que toi tu as su mener et puis je me rappelle la visionnaire que tu étais au départ en disant… acceptons le temps qu’il faut aussi pour que ce collectif se connecte, se crée. Il y avait une forme d’impatience chez nous, je me rappelle au début, on avait envie que ça se fasse vite, qu’on connecte vite, et je vois toute la maturation qui est née de ces espaces, ça reste pour moi aussi dans l’expérience les temps les plus forts sont été ces temps engrammés dans le corps dans les lieux quand on s’est rencontré physiquement était tard ouais ouais ouais

    Ombeline — et c’est vrai que dans l’édition dans laquelle tu étais, le premier séminaire était tard par rapport au début. C’était trop long cette attente. Ce n’était pas le cas pour partir de la première fois.

    Gaëlle Griffon — là, je crois que tu changes et c’est juste exceptionnel parce que tu as cette capacité de tenir des espaces, d’en élever la fréquence, d’être toi vraiment en canal, de sentir ce qui est juste. Moi, j’ai été vraiment très touchée par cette capacité cette finesse, cette lame que tu utilises, cette lame d’épée visionnaire qui vient aux bons endroits, sentir, capable de changer d’axe, de te mettre au bon endroit pour vraiment nous soutenir? donc c’était vraiment extrêmement puissant pour moi c’était juste essentiel d’ailleurs que nous soyons en présence ou que nous ne soyons ensuite plus en présence d’être dans ce champ qui était là en continu c’est un champ en fait c’est un espace qui se tient au delà même des moments où nous sommes ensemble voilà

    Ombeline — et moi ce que je ressens à chaque collectif c’est que même après il y a un champ qui reste tu vois il y a quelque chose qui reste je sais pas le définir mais

    Gaëlle Griffon — et puis il y a vraiment des rencontres qui s’ancrent dans des il y a des rencontres qui bouleversent je retiens quelques personnes qui m’ont vraiment aussi avec lesquelles il s’est passé quelque chose de très très puissant et c’est vrai que cette connexion elle est pour toujours en fait c’est passé par le corps ça a été éprouvé

    Ombeline — On a reçu Axel Dossad dans le podcast, Lucie Navarro.

    Gaëlle Griffon — exactement. Donc, vraiment des rencontres incroyables qui ont beaucoup œuvré au bascule ou à des prises de conscience. Elles ont vraiment été précieuses dans le cercle, dans ce collectif.

    Ombeline — il y a une personne un entretien l’autre jour qui m’a dit je sais pas si j’ai besoin plus d’un privé pour me recentrer sur moi ou si j’ai besoin de m’entourer et à ce moment là j’ai pris conscience qu’au sein de Libre justement t’avais pas à choisir entre les deux et je pense que c’est ça dont on a besoin en tant que femme arrêter de devoir choisir entre le groupe, le ensemble et soi-même

    Gaëlle Griffon — Merci. c’est ça c’est ça c’est l’espace que tu offres et moi j’étais vraiment heureuse de danser dans ces deux espaces en fait simultanément d’avoir du temps en solo pour intégrer plus personnellement et puis ce collectif c’était très bon

    Ombeline — merci beaucoup Gaëlle on s’ouvre à 2026 qu’est-ce qui n’aurait pas pu exister dans cette année à venir même si bon on ne sait pas exactement ce qui existera mais tu as semé beaucoup de graines déjà qu’est-ce qui n’aurait pas pu exister sans changer ta posture intérieure

    Ombeline — Parce que, enfin c’est là, alors, et ta posture intérieure, tu l’as transformée toi-même, je ne suis pas en train de dire c’est grâce au collectif, etc. Mais je veux absolument que les auditeurs comprennent à quel point tout part de notre posture.

    Ombeline — Quel que soit le contexte, quelle que soit l’actualité, peu importe, quels que soient les résultats visibles, ce qui change, c’est notre posture.

    Gaëlle Griffon — En tout cas, c’est d’être capable de sentir à quel moment j’ai besoin de me relâcher totalement à ce qui est et ce qui arrive à moi, que je ne maîtrise plus.

    Gaëlle Griffon — C’est vraiment ce grand espace. J’ai perdu ma maman cette année. C’était vraiment une année aussi de… à la fois de deuil mais aussi de nécessité d’être devant de prendre l’espace, de prendre ma place d’être là, d’offrir ce que j’ai à offrir c’est plus grand que moi et les choix stratégiques que j’ai pris cette année ils ont été faits depuis l’endroit où je ne sais pas pourquoi j’y vais mais c’est par là je ne sais pas, je ne comprends pas j’ai ma mère dans le dos qui me pousse qui me dit c’est par là, va en Egypte va faire cette retraite initiatique et les cadeaux que j’ai reçus, les consciences, la vision de cette école ou de ce cercle de leadership éclairé sont nés là-bas, de cet espace où je m’ouvrais à plus grand que moi. » Cette posture, évidemment, je vais tout faire pour agir, avoir de l’impact, développer mes champs d’influence pour manifester ma vision, mon rêve. Mais ce qui me fait basculer, c’est les moments où je dis, ok, je ne comprends rien, mais c’est par là. Et ça… C’est…

    Ombeline — Comment tu décrirais cette sensation?………………

    Gaëlle Griffon — C’est vraiment… Ça me vient avec des mots qui pourraient être chrétiens ou associés à la religion, mais j’entends. C’est le moment à l’intérieur de moi, j’ai dit, OK, Seigneur, fais-moi l’instrument de ta paix. Je ne sais pas dire autre chose. Je m’ouvre à toi, à cet inconnu qui vient. J’ai confiance, en fait. Peut-être que c’est ça, la foi. C’est cette foi, en fait.

    Ombeline — En tout cas, c’est le mot que je mettrais moi dessus.

    Gaëlle Griffon — il y a quelque chose de l’ordre de la foi et qui est possible parce que cette vision en tout cas ce fil, cette direction ce pourquoi j’oeuvre ce pourquoi j’oeuvre est très clair c’est pas juste je m’abandonne en sachant rien de ma vie de rien du tout j’ai mon axe mais à cet endroit J’accepte que ce qui va devenir n’est pas dans mon champ même imaginable. J’accepte que je suis en train de créer en marchant. Et j’accepte qu’il faut que je relâche toute volonté volontaire d’aller dans une direction.

    Ombeline — et en même temps on a l’impression d’être tellement petite pour contenir tout ça

    Gaëlle Griffon — C’est au service de mieux que ce que je pourrais imaginer, en fait. Et c’est vraiment… Enfin, si je devais mettre un geste, c’est… je sais que ça quoi c’est peut-être ça ce contenant que je suis pour accueillir tout ce qui est et ouais c’est miraculeux ouais c’est immense en fait c’est ça c’est immense et en même temps c’est ma place d’être à cet endroit

    Ombeline — et le divin n’intervient jamais quand l’homme quand l’humain peut se débrouiller tout seul

    Gaëlle Griffon — Je ne sais pas quoi en faire, je ne sais pas comment je vais faire, mais je suis exactement cette personne qui est disponible pour recevoir et être ce mystère. Hum…

    Ombeline — Je pense que c’est pas pour rien qu’on a des visions qui nous dépassent complètement. On ne peut pas. On ne peut pas faire seul. C’est impossible. En fait, nos visions sont impossibles. Et c’est ce qui fait qu’on est obligé de s’ouvrir à plus grand.

    Gaëlle Griffon — on est les instruments c’est plus vaste que nous on est dans quelque chose de plus vaste et c’est ok mais quel chemin c’est une définition incarnée c’est pas juste des mots c’est passé par le corps et oui

    Ombeline — Quel magnifique témoignage. Ouais. quelle belle définition du leadership spirituel et puis c’est ouais tu vois que cette foi soit prenne le lead en fait surtout je veux dire c’est bon

    Ombeline — qu’est-ce qu’il y aurait besoin d’ajouter à cette conversation Gaëlle pour qu’elle te semble complète?

    Gaëlle Griffon — Que cette foi nourrit ma joie, que j’aurai beaucoup de joie à être de plus en plus visible dans les espaces, que je suis vraiment prête et en joie de venir sur scène, de mettre en art cette artiste puissante qui est aussi au cœur de mon leadership pour

    Gaëlle Griffon — pour soutenir ce message et de créer tous les espaces qui viennent. Le moment venu, je communiquerai dessus, mais je suis très heureuse de mettre au monde aussi ce message. ce livre qui est un bout de message qui laissera une trace et en même temps d’incarner le message en étant celle qui porte sa voix en fait et ce corps et de l’offrir l’année prochaine donc voilà

    Ombeline — magnifique et puis évidemment dans la description de l’épisode il y a toutes les façons pour te suivre te contacter, rentrer dans ton univers et ton écosystème

    Ombeline — Un immense merci pour ta présence dans le podcast, Kael, pour tout ce que tu nous as transmis, toute cette fréquence aussi que tu as déposée dans cet espace. Et puis évidemment, nous, on se revoit.

    Gaëlle Griffon — vraiment, à très bientôt et merci vraiment de cette belle invitation et puis merci pour la beauté de cet échange aussi qu’on a créé toutes les deux ici. Merci d’être toi.

    Gaëlle Griffon — Dans ta vérité et l’intégrité avec lesquelles tu fais. C’est un geste, j’appelle ça le beau geste. C’est la beauté qui est incarnée dans un geste, dans une parole, dans une fréquence comme tu dis. Alors merci d’être toi pour nourrir ma propre fréquence.

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