VERITE
#47 Réinventer sa puissance sans s’épuiser : recevoir et être soutenue
avec Céline Boura, artiste et dirigeante
L’épisode en résumé
Un TEDx vu plus de 800 000 fois. Une agence fondée depuis plus de 15 ans. Des livres, des lieux, un film, un oracle, une école, une galerie d’art. Quand Céline Boura arrive dans cet épisode, elle n’est pas en quête de réussite. Elle a déjà réussi, déjà créé, déjà inspiré.
Mais derrière cette réussite, il y avait une autre quête : recréer du succès sans s’épuiser, sans sacrifier son énergie, sans porter seule toutes les charges. Trouver une posture qui réconcilie toutes ses dimensions — l’artiste et la dirigeante, la mère et la visionnaire, la femme sensible et la femme puissante.
Dans cet épisode, Céline et Ombeline explorent un leadership différent — celui qui ose recevoir, qui s’autorise à être soutenu, et qui habite l’abondance comme une ressource régénérative plutôt que comme une charge.
Ce que vous allez découvrir
Citations de l’épisode
« J’étais arrivée au bout d’un cycle, au bout d’un système. Ce n’est pas juste un moment. Ça faisait plusieurs années que j’étais arrivée au bout de ce cycle. » Céline Boura
« Sortir du sacrifice. Sortir de ce modèle où on se rétrécit l’une pour l’autre. C’est plus possible. » Céline Boura
« J’ai beaucoup donné, j’ai beaucoup reçu, j’ai gagné beaucoup d’argent. Là, à quoi j’accède, c’est une abondance qualifiée. Il n’y a plus de déperdition entre l’énergie donnée et l’énergie reçue. » Céline Boura
« Je sentais que j’étais en sous-régime depuis un certain temps. Ma juste hauteur et ma juste puissance n’étaient pas complètement à cet endroit-là. » Céline Boura
À propos de Céline Boura
Artiste, autrice et dirigeante, Céline Boura a fondé son agence il y a plus de 15 ans. Son TEDx a été vu plus de 800 000 fois. Elle a créé des livres, des lieux, un film, un oracle, une école et une galerie d’art. Elle explore à travers son travail la réconciliation entre puissance créative et leadership incarné.
Pour aller plus loin
→ Lire le dossier blog : Entrepreneur, à quel prix ? Ce que personne ne dit sur le vrai coût de réussir
→ Écouter aussi : Ep. 56 — Fatigue entrepreneuriale : ton business fonctionne, mais tu t’éteins (Léa Mispoulet)
→ Découvrir le collectif L.I.B.R.E.S. — l’espace pour traverser ces seuils entourée
→ Réserver un entretien avec Ombeline pour un accompagnement privé.
Transcription de l’épisode
Ombeline — Quand Céline Bourra est arrivée vers moi, elle n’était pas en quête de réussite. Elle avait déjà réussi, déjà créé, déjà inspiré. Un TEDx vu plus de 800 000 fois. Une agence fondée depuis plus de 15 ans. Des livres, des lieux, un film, un oracle, une école, une galerie d’art. Mais derrière cette réussite, il y avait une autre quête, celle de recréer du succès sans s’épuiser, sans sacrifier son énergie, sans porter seule toutes les charges. Elle cherchait une posture qui réconcilie toutes ses dimensions. L’artiste et la dirigeante, la mère et la visionnaire, la femme sensible et la femme puissante. » Et c’est là qu’un basculement s’est ouvert, changer son paradigme de puissance, décorer les puissances et devoirs de tout porter, réconcilier visibilité et intégrité, habiter l’abondance comme une ressource régénérative plutôt que comme une charge. Dans cet épisode, nous allons explorer un leadership différent, un leadership qui ose recevoir et qui s’autorise à être soutenu. Bienvenue dans Vérité, ma chère Céline!
Céline Boura — Merci ma chère Ombline, quelle intro, waouh!
Ombeline — alors tu sais on a une habitude un petit peu dans le podcast on aime bien savoir où nos invités se trouvent pour qu’on puisse les imaginer
Céline Boura — Je me trouve chez moi, dans ma nouvelle maison où j’habite depuis un an, à Gaillac, entre Toulouse et Albi. Je suis à mon bureau, juste derrière moi j’ai Ma terrasse qui est mon refuge, mon lieu de ressources. Plein de plantes, de coussins, de lumière et de bougies. Il fait très beau. Tout va bien.
Ombeline — et comment vas-tu aujourd’hui?
Céline Boura — Ça va très bien puisque je suis en lendemain de lancement de nouveaux sites. Il y a eu lieu hier. Je fais ça sur la journée entière. Je me sens très… à ma place. Habiter de la bonne façon. Et d’ailleurs, c’est plus qu’un site, c’est une maison digitale. J’ai une personne qui m’a dit, c’est même plus qu’une maison, c’est un loft. Parce qu’il n’y a qu’une seule pièce, il n’y a qu’une seule page.
Céline Boura — Avec des espaces distincts, complémentaires. Et puis là, je suis dans la vague de recevoir les retours. C’est plutôt chouette.
Ombeline — Et puis évidemment, dans la description de cet épisode, on va mettre le lien de cette maison pour que les auditeurs puissent aller découvrir un peu plus ton univers. Par rapport à ce que je disais en introduction, cette notion de recréer, mais différemment, sans épuisement, sans sacrifice, de ne plus porter seule toutes les charges… Est-ce que tu dirais qu’au fond, c’était évidemment cette quête pour apprendre à recevoir et être soutenue autrement, mais est-ce que tu en avais conscience à ce moment-là ou est-ce que c’est venu après?
Céline Boura — Je dirais que c’est un ensemble de choses. J’étais arrivée au bout d’un cycle, au bout d’un système. Mais en fait, ce bout de système, ce n’est pas juste un moment. Je pense que ça faisait plusieurs années que j’étais arrivée au bout de ce cycle.
Céline Boura — Il y a d’autres choses qui se sont enclenchées. Mais c’est comme si moi, il y avait quelque chose que je n’arrivais pas à lâcher et qui faisait que même si je voulais, ce n’était pas forcément faire plus ou créer plus, mais en tout cas être davantage dans le partage et dans la réceptivité, il y avait une partie de moi qui n’arrivait pas à aller à cet endroit-là. Et je sentais que ça bloquait mes opportunités professionnelles et personnelles. même si j’en avais, mais pour moi elle n’était pas pleinement de la dimension à laquelle je me connais.
Ombeline — Et voilà, justement, je trouve que c’est très intéressant et on ne parle pas souvent de ça, de toi, Céline, comment tu sais, comment tu savais à ce moment-là qu’il y avait quelque chose qui n’était pas ajusté, qui n’était pas aligné? C’était quoi les signes que tu sais reconnaître puisque tu as l’habitude aussi de ce genre de transition?
Céline Boura — Moi, mon repère, c’est l’hyperfluidité. Donc, quand les flux circulent, quand c’est oui, non, les portes s’ouvrent, les portes se ferment. Mais en tout cas, il y a quelque chose de l’ordre de l’autoroute qui trace.
Céline Boura — Et je sentais que j’étais en sous-régime depuis un certain temps, pour ne pas dire un temps certain. C’est comme si j’avais vécu… En fait, j’ai vécu une succession de pics pendant plus d’une décennie. Donc là, j’étais dans l’affaissement du pic. et sans savoir ce qu’il y avait derrière mais en sentant en tout cas que ma juste hauteur et ma juste puissance n’étaient pas à cet endroit-là complètement mais il faut ravaler son ego pour ça et c’est le chemin nécessaire pour rentrer dans notre paradis c’est vraiment ça
Ombeline — et en même temps c’était juste de passer par là aussi c’est ça Et comment tu savais que c’était le moment de te réaligner quelque part? Comment tu savais que c’était maintenant et que c’était plus nécessaire d’attendre certains autres paramètres?
Céline Boura — Ce n’était pas du tout mental comme processus, c’est juste qu’il y a eu notre rencontre, notre échange, et je me suis dit qu’il est temps d’aller dans ces profondeurs. Je suis quelqu’un qui me fait beaucoup accompagner, je travaille sur moi en permanence, sur plein de sujets différents. Mais là, je sentais qu’il était temps de rentrer dans les profondeurs et dans le 360 et de ne pas travailler sur un sujet, mais de prendre tous les sujets en même temps, la mère, la femme, la compagne, l’entrepreneur, l’artiste, etc.
Ombeline — Est-ce que ton corps aussi te montrait que c’était nécessaire?
Céline Boura — Et que j’avais besoin de mettre à jour toutes ces facettes et de les faire, de les convoquer ensemble et de les refaire circuler ensemble sous un jour. Oui, parce que je vivais trop de nœuds et de tensions sur les petites choses du quotidien et que ce n’était pas OK.
Ombeline — et pour que les auditeurs se remettent un peu plus dans la peau de celle que tu étais à ce moment là enfin on parle de ça c’était quand à peu près? c’était en mars donc là on enregistre on est fin septembre donc c’était il y a quelques mois on va dire voilà début d’année et
Céline Boura — C’est en mars qu’on a commencé à travailler ensemble. Il y a une demi-année.
Ombeline — Et qu’est-ce qu’il y a à ce moment-là dans ta posture de leader, dans ta posture de dirigeante ou dans tes autres postures? Qu’est-ce qui était lourd à porter seule pour toi à ce moment-là?
Céline Boura — Je dirais dans la posture de femme.
Ombeline — Est-ce que tu peux me dire?
Céline Boura — Ce qui était lourd, c’est que… Je ne sais pas d’ailleurs si c’était lourd, mais en tout cas, c’était complexe à naviguer.
Céline Boura — C’était l’articulation entre mes différentes sphères de vie. Comme je disais, la mère, la compagne, l’entrepreneur, l’artiste. Tout ça, pris isolément, ça fonctionnait pas mal. Mais je n’arrivais pas à trouver le lien et le liant entre tout ça. Et en fait, pour moi, là où j’étais dans une boucle à laquelle je n’arrivais pas à sortir, c’était par rapport à ma fille. Donc j’ai 16 ans que j’élève seule depuis qu’elle a deux ans. Donc j’arrivais au bout de mes possibles, clairement, tant que maman… pleinement solo. Donc il fallait qu’on trouve un nouveau système de fonctionnement ensemble pour que ça me libère du flux de l’énergie et que ça lui en libère à elle aussi. Et comme on a toujours co-construit et co-créé tout ensemble, c’était l’occasion d’imaginer une autre façon d’être mère et fille ensemble.
Ombeline — c’est un vrai changement de paradigme je fais exprès de le souligner parce qu’il y a encore beaucoup de chefs d’entreprise hommes et femmes d’ailleurs qui séparent la sphère privée de leur entreprise et là toi ce que tu es en train de dire et de témoigner c’est que c’est ton rôle de maman qui t’amène à changer de paradigme aussi pour ton entreprise
Céline Boura — C’est ça qui a débloqué le reste. Oui. Oui, parce que tout est question d’énergie.
Céline Boura — L’énergie est la même. Après, c’est des branches d’énergie qui vont dans un domaine, dans un autre. Mais moi, mon énergie a été plombée par le fait que j’étais au bout de mes possibles. À élever ma fille seule et à élever une ado seule. On imagine ce que ça peut être, surtout maman seule, enfant seule. Donc, une fusion de laquelle il fallait sortir. Clairement. Et c’est ce qui s’est passé. C’est ce qui s’est mis en place. Et je précise pour son bien à elle et pour mon bien à moi. Sortir du sacrifice aussi. Sortir de… Je gère tout, même si c’est quand même une réalité, ça restera ma réalité. Mais en tout cas, sortir de… On se rétrécit l’une pour l’autre.
Ombeline — et ouais oui et puis c’est un peu aussi la dynamique de toute relation comme un couple comme un duo d’associés etc et justement pour passer de portée seule à recevoir et être soutenue aussi bien personnellement qu’en tant que
Céline Boura — C’est plus possible. on se réfléchit ou on se stretch l’une pour l’autre.
Ombeline — que leader, tu as dû lâcher certains paradigmes, certaines protections, certains schémas. Qu’est-ce que tu aurais envie de partager à nos auditeurs sur ce à quoi peut-être tu as dit non pour sortir de ce modèle sacrificiel et ce à quoi tu aurais dit oui, même s’il y avait peut-être des peurs, des appréhensions ou quoi que ce soit?
Céline Boura — Alors, je vais plutôt partager ce à quoi j’ai dit oui, parce que c’est ça qui a marqué la bascule, et là, on était en mai, donc à peu près à mes parcours de notre chemin. Ce qui a marqué la bascule, c’est d’acter que ma fille partirait en internat, à l’école privée, donc avec un coût certain, et un coût que je n’ai jamais pensé mettre dans des études, en tout cas aussi rapidement, puisque je précise qu’elle est en classe de première. Voilà. Le fait d’investir du temps, de l’énergie, de l’argent pour cette direction-là, pour elle, en me disant que c’est l’endroit le plus juste où elle va être, ça m’a fait faire un switch complet. Et surtout, cet investissement, il a été porté à 50-50 par mon père.
Céline Boura — Donc j’ai reçu le soutien financier masculin, ce que je n’avais pas reçu depuis… très longtemps, et pour moi ça a marqué une réconciliation, une réparation, une guérison, et j’ai senti comme la fermeture éclair d’un zip qui remonte à l’intérieur, et au niveau cellulaire, il y a eu un avant-après. Et on n’était qu’en mai, la rentrée a eu lieu en septembre, en tout cas depuis le mois de mai, c’est là où ça a basculé, à tous les niveaux.
Ombeline — et justement tu dis à tous les niveaux est-ce que tu aurais d’autres situations qui auraient basculé à ce moment là?
Céline Boura — avec mon compagnon. On a traversé une zone assez tendue parce qu’on arrivait sur nos deux ans et demi de relation et que ma fille a perdu son père à l’âge de deux ans et demi. Donc pour moi, il y avait un passage… qui était comme une fatalité. C’est comme si on n’allait pas… Enfin, on n’allait pas… Je ne pouvais pas aller au-delà de cette limite temporelle. Et on l’a traversée, on l’a transcendée, mais c’était… C’était raide. Mais on est passés d’autre côté. Donc il y a ça. Et puis il y a aussi, par rapport à mes… à mes clients, à mes projets. Clairement, mon chiffre d’affaires, c’est au-delà du chiffre d’affaires, c’est le panier moyen facturé a augmenté en flèche à partir du mois de juin.
Ombeline — parce qu’il y avait vraiment aussi un recalibrage de reprendre ta place enfin je ne sais pas si tu dirais ça comme ça mais reprendre ta place au sein de l’agence.
Céline Boura — Donc… Est-ce que c’est reprendre ou est-ce que c’est prendre une classe?
Ombeline — Comment tu le dirais? Comment tu décrirais cet aspect-là?
Céline Boura — J’aime bien le terme d’habiter sa place. Habiter clairement, mais plus depuis l’espace où j’étais avant. J’ai quand même eu 12 années de succès incroyable sur le plan professionnel, avec une aisance, une abondance, une richesse de rebond aussi, parce que j’ai beaucoup muté pendant ces années-là, et le changement s’est toujours concrétisé très concrètement. Donc, j’ai connu toute cette dynamique. et qui a changé à partir du moment où j’ai rencontré mon compagnon parce qu’avant mon entreprise c’était mon masculin sacré et puis le masculin sacré est venu s’incarner concrètement dans nos relations donc moi ça a fait bouger ça a fait bouger des siècles entiers en moi clairement oui
Ombeline — c’est une thématique qui est tellement importante. Effectivement, la relation qu’on a avec l’entreprise, cet équilibre yin-yang féminin-masculin qu’on trouve avec l’entreprise et qui est complètement bousculé quand on rencontre un partenaire ou une partenaire qui prend cet espace-là.
Céline Boura — C’est surtout ça. C’est pas dans la rencontre, c’est la construction, c’est après, c’est… Ah ouais, moi, ça a tout changé, parce qu’en fait, j’avais mis en place… Enfin, c’est moi qui l’avais fait, donc je ne vais pas dire malgré moi, mais j’avais mis en place une dynamique qui fonctionnait très bien entre mon entreprise, ma fille et moi. On était dans un triptyque, ça fonctionnait super. On fait entrer une nouvelle personne dans l’équation, ça a rabattu toutes les cartes. Et de toute façon, j’étais à un endroit où depuis trois ans avant la rencontre, c’était en 2023, donc depuis 2020, je sentais que j’allais caler. C’est comme si j’attendais le moment ou la personne sur qui j’allais pouvoir poser mon épaule et juste dire « je suis fatiguée ». Je n’ai pas eu le temps et l’espace pour ça auparavant. Et tant mieux, ça m’apportait pendant une décennie, ça a construit des bases très solides qui sont en train de faire aujourd’hui. Mais il fallait qu’à un moment donné, je puisse juste dire « je suis fatiguée, j’en ai marre ». Je ne me suis pas arrêtée. Juste le dire, ça a changé beaucoup de choses.
Ombeline — et puis ça a changé ton leadership aussi, ou peut-être tu as eu cette phase un peu plus de mise en retrait, t’étais plus dans ton féminin, et jusqu’à ce moment où tu retrouves l’envie de recréer cet équilibre, de reprendre plus de place en tant que leader, de retrouver cette harmonie entre ta puissance féminine et masculine.
Céline Boura — Je pense que c’est un appel plus qu’une envie. C’est un appel de l’âme qui dit que maintenant on passe à autre chose. Et en fait tout ça, ça a été le temps de la régénération. C’était très juste. C’est comme s’il fallait que je dégage tout un tas de programmes et de mémoires qui n’avaient plus lieu d’être. que je fasse de la place. Moi, j’ai l’impression de faire de la place à qui je suis vraiment depuis toujours. Ça a toujours été là. C’est juste qu’il y avait des contextes qui faisaient que j’ai dû déployer une force incommensurable et que je n’ai plus besoin de ça aujourd’hui.
Ombeline — Et oui, et ça, en fait, on voit aussi quand on est dans la transformation que ça vient toucher plein de domaines, plein de mémoires, plein de zones. Pas uniquement l’entreprise, quoi.
Céline Boura — C’est assez colossal comme déconstruction. C’est ça, finalement. Alors, il y a tellement d’exemples…
Ombeline — Est-ce qu’il y a eu un moment que tu aimerais partager aux auditeurs? Est-ce qu’il y a eu un moment où tu as osé plus particulièrement recevoir et que ça a vraiment changé? Où tu t’es rendu compte que le paradigme était différent ces derniers mois?
Céline Boura — globalement, je reçois plus de considérations. Je pense que j’en ai toujours eu, et je distingue un peu ça de la reconnaissance. J’en ai toujours eu, mais c’était un peu voilé, c’était un peu mystérieux. Là, j’ai des retours… des retours et des feedbacks très francs des gens, donc proches ou moins proches, pros ou pas pros. Moi, j’aime bien ne pas être bossée dans le sens du poil. J’aime être soutenue, mais pas non plus. Les gens qui sont en admiration, en mode fan, j’ai du mal. Parce que moi, j’ai beaucoup été là-dedans, plus jeune. Et je sais que… une image, ce n’est qu’une micro-seconde de la vie de quelqu’un et qu’on est toujours beaucoup plus complexe que la façade que l’on montre. Donc, c’est vrai que j’ai toujours fait en sorte de sortir des mécanismes de fascination. Donc, je n’ai pas besoin de fans autour de moi. J’ai besoin de gens qui me disent les choses. Et donc, d’avoir à la fois cette… de recevoir beaucoup plus à la fois cette considération et à la fois cette franchise, cette transparence, moi, ça me fait avancer.
Ombeline — tu voulais ajouter autre chose?
Céline Boura — Ça me fait du bien, ça me fait avancer. Même si ce n’est pas tout toujours agréable, mais en tout cas c’est porteur. Donc c’est ça que je vois, je reçois, ouais je reçois plus de considérations et pas forcément que de gens d’ailleurs, pour moi ça c’est la vraie bascule, c’est pas forcément que de gens qui me connaissent dans la sphère pro. et j’ai besoin aussi de ça, d’exister pleinement et en dehors du rôle de mère, de compagne, juste la personne que je suis sans les appareils, les attributs de l’entrepreneuriat.
Ombeline — Il y a quelque chose qui me vient aussi que je voulais savoir si tu voulais partager ça avec nos auditeurs. Dans la notion de recevoir, il y a aussi quelque chose qui a changé par rapport au flux financier dans l’agence. Est-ce que tu aimerais raconter ça?
Céline Boura — Ah ouais, mais alors ça, je ne l’explique pas d’un point de vue rationnel. Je ne vais pas pouvoir donner de recettes ou de mode d’emploi. Ouais?
Ombeline — Ou plutôt un éventif après, tu vois. Hum. Hum. Hum.
Céline Boura — Après, c’est très lié à mon mode de fonctionnement et à mon énergie naturelle. Mais je sais maintenant, j’ai la preuve concrète, que je ne suis pas quelqu’un qui est fait pour… Alors, quel mot j’ai utilisé? Ce n’est pas m’adresser, cheminer. Je ne suis pas faite pour beaucoup de gens, en fait. Et comme j’ai fait un TEDx il y a maintenant presque huit ans, qui a été vu presque un million de fois, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup de gens qui ont eu accès à moi, j’ai eu beaucoup de gens qui m’ont contactée, beaucoup d’opportunités, etc. Mais je ne suis pas quelqu’un du « beaucoup ». Et ça, j’ai mis beaucoup de temps à l’intégrer, parce que j’ai aussi un blog, des podcasts, donc potentiellement on touche de l’audience. Mais je ne suis pas quelqu’un pour travailler avec beaucoup de personnes. Et ça me fait du bien de le dire, parce que j’ai une exigence et une radicalité et une profondeur qui fait que soit ça matche intégralement et c’est waouh, soit ça ne matche pas et c’est naze des deux côtés. Et donc, j’ai fait le deuil de vouloir me rendre plus accessible. Parce qu’il y a quand même toujours ce truc-là de… Oui, mais bon, les gens ne… C’est difficile à comprendre ce que je fais au premier rapport. Donc oui, il faut expliquer, il faut ceci, il faut cela. Bah non. En fait, je suis arrivé à un stade où je n’explique plus. Je suis, je fais, je communique. Et du coup, ça amène les personnes qui sont prêtes et qui sont prêtes souvent parce qu’elles me suivent depuis longtemps. C’est ça qui est fou. J’ai pas mal de personnes, enfin pas mal, 3-4 personnes qui arrivent là en ce moment, qui me suivent depuis 10 ans. Donc il y a eu l’évolution, il y a eu leur évolution, il y a eu notre chemin, il y a eu mes renoncements, et aujourd’hui ce que je propose ça résonne pour des personnes qui me suivent depuis dix ans. C’est magique, tant mieux, et ça veut dire que concrètement en termes de flux, c’est moins de personnes à une valeur commerciale et financière beaucoup plus importante.
Ombeline — parce que peut-être nos auditeurs trouvent qu’il y a un bug, en fait, dans ce qu’on est en train de dire. On parle de recevoir et en même temps, tu dis que tu restreins, tu vois. Donc, effectivement, mais qu’est-ce que ça a changé pour toi en termes de posture, en termes justement de capacité à recevoir et à être soutenu? De réaffirmer cette radicalité-là?
Céline Boura — Recevoir de façon beaucoup plus qualifiée. J’ai beaucoup reçu. Je ne peux pas dire le contraire. J’ai beaucoup donné, j’ai beaucoup reçu, j’ai gagné beaucoup d’argent, j’ai eu beaucoup de clients, donc l’abondance, je connais. Là, à quoi j’accède, c’est une abondance qualifiée. C’est-à-dire qu’il n’y a plus de déperdition entre l’énergie donnée et l’énergie reçue.
Ombeline — et il y a un nouveau canal aussi qui s’ouvre il me semble sur justement oui c’est ça est-ce que tu aimerais en parler de ça un petit peu
Céline Boura — Et donc, le flux financier est à la hauteur de ça. Le médecin Le mécénat? Oui, clairement, oui. Alors, juste pour resituer ce que je fais quand même, j’ai quelqu’un qui crée des liens entre des mondes à priori opposés, donc entre l’art et l’entreprise? entre l’invisible et le vivant, entre le féminin et le masculin. C’est des thématiques sur lesquelles il y a opposition, je les rassemble. Je ne dis plus que j’accompagne aujourd’hui, puisque pour moi, ça se situe à un autre endroit. En tout cas, j’œuvre avec des personnes qui portent des visions fortes pour le monde et qui souvent sont plein de choses en même temps. Et plutôt que de se mettre dans une case, l’idée du travail qu’on fait ensemble, c’est qu’elles se déploient dans leur entièreté et du coup qu’elles mettent au monde des projets OVNI dont on a besoin. Ces projets OVNI sont souvent artistiques. Ça peut être des prises de parole, ça peut être des conférences, ça peut être des films, des vidéos, des spectacles.
Céline Boura — En tout cas, il y a une concrétisation artistique. Et pour revenir sur ta question qui était, pardon, le mécénat. En fait, ça fait cinq ans à peu près que, sans en parler, je soutiens des projets d’artistes. Alors, c’est plus les artistes que je soutiens. Je ne sais pas ce que je les aime et j’ai envie de soutenir leurs projets. Et l’année dernière, je suis devenue, sans le chercher, mais devenue première mécène entrepreneuriale officielle d’un film qui sort demain, donc le troisième film de Maï U1. Et du coup, ça a officialisé un peu plus cette fonction. Et je me suis dit, moi qui ai accès à des flux d’argent, j’aimerais pouvoir les redistribuer de façon consciente dans les projets artistiques. Et donc l’idée pour moi, c’est de créer un fonds de dotation dans lequel il y aurait à la fois des fonds de mon agence qui servirait à financer des projets et à la fois pouvoir être ouverte aux flux d’autres personnes parce qu’il y a beaucoup de gens qui ont beaucoup d’argent qui souhaitent investir dans l’art, mais qui ne savent pas forcément comment, et donc pouvoir aussi être réceptacle de cet argent-là, et pouvoir choisir les projets qui font sens, et redistribuer cet argent, donc être à la fois celle qui donne et celle qui est canal, entre quelqu’un d’autre et le projet artistique.
Ombeline — donc c’est pas recevoir juste pour toi ou pour l’agence c’est aussi que tu deviennes un canal de réception pour les personnes que tu soutiens que l’agence soutient
Céline Boura — Non. Oui. Oui. Et j’ai l’impression que c’est, j’allais dire que c’est ça ma véritable mission, je pense qu’il y a plein de missions dans la mission, mais cette histoire d’être entre deux, d’être canal entre deux, ça correspond tout à fait à qui je suis et à mon énergie naturelle en fait, ça ne me demande aucun effort si ce n’est d’être disponible et réceptive des deux côtés.
Ombeline — Cet entre-deux, ça fait partie de ton ADN aussi.
Céline Boura — Complètement. Ce que je disais, oui, réconcilier des mondes opposés et du fait que je suis métisse, donc entre deux couleurs, deux cultures. Je suis née entre deux aussi, on est trois, je suis née au milieu. Pour moi, c’est quelque chose qui est une constante dans mon parcours. Et j’ai toujours aspiré à avoir un mécède.
Céline Boura — Et il n’est pas venu sur mon parcours, ou en tout cas pas sous la forme que je l’aurais souhaité. Je lui dis « un ». Et en fait, tout comme j’aurais aimé avoir un agent aussi, et puis ça ne s’est pas fait, et puis je suis devenue agent aussi, je pense qu’il y a l’idée de m’approprier ce que j’aimerais être, et de le faire exister à ma façon. Et je pense que si j’ai un mécène qui arrive, enfin je pense, je sens que ce sera une femme. Non.
Ombeline — Écoute, on ouvre la possibilité que ce soit par le podcast Vérité que ça arrive.
Ombeline — J’en serais très heureuse pour toi.
Ombeline — Donc, merci de tout ce que tu partages, Céline. On sent vraiment que tu habites cet espace plus juste, plus nourrissant. Et en même temps, on sait aussi que recevoir et être soutenu n’efface pas les défis. ça change la façon de les vivre mais à aujourd’hui dans cette posture plus régénérative, plus réceptive quels sont les défis aujourd’hui pour toi?
Céline Boura — Honnêtement, je viens de passer un mois de septembre sans vent contraire. Je ne dis pas sans défi, mais sans vent contraire. C’est-à-dire que moi, avant, c’est toujours… Je fais deux pas en avant, un en arrière. Deux en avant. Mais toute ma vie, j’ai l’impression d’avoir été dans des vents contraires. Là, je viens de vivre un mois sans vent contraire. Je pourrais dire qu’il n’y a plus de défi. Non, ce n’est pas vrai. Mais en tout cas, il y a une forme de… Ça coule de source.
Ombeline — cette fluidité dont tu parlais au départ oui c’est ça donc est-ce que ça serait ça de tenir de préserver ça tenir la fluidité
Céline Boura — donc du coup mon truc c’est toujours de est-ce que ça va durer? tenir la fluidité tenir d’ailleurs c’est faire avec la fluidité mais c’est vrai que c’est très reposant être à cet endroit là parce que finalement le soutien il vient de la vie de plein de façons c’est très reposant et c’est très stimulant aussi parce que j’ai l’impression de pouvoir faire beaucoup plus de choses et que ça me coûte moins d’énergie oui
Ombeline — et puis on a mentionné ton compagnon plusieurs fois je voudrais aussi quelque part indirectement il fait partie de ce podcast puisque le visuel de l’épisode c’est une photo qu’il a prise qui est sublime et que les auditeurs peuvent aussi découvrir dans ta nouvelle maison digitale
Céline Boura — Tout à fait, oui. Oui.
Ombeline — pleinement ce que tu incarnes maintenant, cette nouvelle posture….
Céline Boura — et ce que je voudrais préciser par rapport à ça, parce que c’est vrai que la co-création dans le couple, et notamment professionnel, c’est un grand sujet. Et souvent, c’est un fantasme aussi. Déjà, ça a mis longtemps à se mettre en place. Et ensuite, ces photos, elles ne sont absolument pas nées d’une stratégie. C’est-à-dire qu’on est parti… Déjà on devait aller à un autre endroit et puis finalement on s’est retrouvé au musée Soulages à Rodèze, donc à une heure de là où on habite. Et puis on y avait déjà été, on s’est dit « Ah, ce serait chouette de faire des photos là-bas ». Mais c’était pas forcément des photos… On partait pas en shooting pour faire des photos de moi, faire des photos du lieu qui est magnifique, des tableaux et tout. Et il se trouve que je suis rentrée dans les images. Et je n’étais pas maquillée, j’étais habillée en tenue normale de ville. Et c’est quand on a regardé les images après, je me suis dit, mais en fait, c’est les photos de mon site. Parce que j’avais déjà d’autres photos qui étaient prévues, qui n’avaient absolument rien à voir. Et le fait de me voir comme ça au naturel, dans cet espace grandiose, par les œuvres de cet artiste incroyable, J’étais en noir, sur fond noir, je me suis dit « on ne m’a jamais vu comme ça », c’est le moment de me montrer ainsi. Et donc c’est devenu l’œuvre qui soutient la maison digitale. Ce qui est étonnant dans le processus, c’est que ce n’était pas prévu et que ce n’était pas construit. Ça s’est imbriqué dans l’architecture. Et c’est là, du coup, que la co-création, après toute son ampleur, et moi, c’est un souhait très cher à mon cœur depuis toujours, toute ma vie, mais c’est, voilà, c’est arrivé sans que je l’ai vu venir, presque.
Ombeline — Et oui, et puis c’est arrivé aussi juste après ce moment dont tu parlais, les deux ans et demi.
Céline Boura — Et c’est ça qui est chouette, aussi. C’est ce côté, la vie crée les circonstances qui font que j’accueille. Oui, et puis, c’est un objectif. Tout à fait.
Ombeline — Voilà, donc ça a été vraiment une intégration complète à ce moment-là.
Céline Boura — C’était deux semaines après les deux ans et demi. C’est le bascule et l’ouverture vers autre chose.
Ombeline — Et d’après toi, à quoi ressemblerait un monde dirigé par des leaders qui savent recevoir et être soutenus?
Céline Boura — Un monde beaucoup plus en paix? Parce que quand t’es à cet endroit là, tu cherches pas à dominer, tu cherches pas à comparer, tu ne cherches pas à écraser, et du coup ce que tu produis profite aux autres. Donc ce serait un monde complètement différent de celui d’aujourd’hui. Et en même temps, je pense qu’il y a plein de gens qui sont dans ces démarches-là. Peut-être qu’elles sont plus discrètes ou plus sous le radar. Mais je pense que le noyau central de tout ça, c’est plus de paix, plus d’amour, plus de respect. Quand on est dans un leadership qui partage et qui redistribue. plutôt qu’un leadership de pouvoir qui prend.
Ombeline — ça me fait penser pardon j’ai pas entendu
Céline Boura — C’est un leadership qui partage et qui redistribue, plutôt qu’un leadership de pouvoir qui prend.
Ombeline — et ça me fait penser à Gaëlle une autre personne que j’ai eu la joie d’accompagner qui me disait qu’en fait elle avait alors elle parle pas de recevoir et être soutenue mais elle a dit j’ai appris que le leadership pouvait être de soutenir tu vois d’être en arrière et de soutenir et oui
Céline Boura — Qui se fixe. Oui. Oui. Alors, oui. Moi, j’ai l’impression d’avoir beaucoup fait ça. J’avais besoin du retour de… En fait, de pouvoir me déposer dans les bras de la vie.
Céline Boura — Elle s’occupe de moi. J’y étais avant. Et par moment. Et par à-coups, on va dire. Mais je n’y étais pas totalement. Parce que mon corps, pour moi c’est aussi ça le sujet que je remets au centre de ma maison digitale, au centre de ce que je transmets aujourd’hui, mon corps n’était pas totalement en sécurité, pas totalement apaisée de pouvoir m’en remettre au bras de la vie, puisque physiquement et physiologiquement, il fallait que je porte ma fille. Donc c’est tout ça en fait, la boucle qui s’est bouclée et une autre qui s’est ouverte, c’est que… Mes bras ne sont plus occupés à porter, donc ils peuvent se détendre et je peux laisser la vie me porter.
Ombeline — Et puis, y accueillir plein de choses…
Céline Boura — C’est ça. Il n’était pas prévu.
Ombeline — Céline, si tu avais un message à laisser aux entrepreneurs, aux dirigeants qui nous écoutent, qu’est-ce que tu aimerais leur transmettre sur l’art de recevoir et d’être soutenue dans son leadership?
Céline Boura — de mettre leur corps au centre de l’histoire. C’est lui qui sait.
Céline Boura — On s’écoute, on se laisse de l’espace, on se laisse du temps, on se remet en priorité. Je crois qu’on n’a pas assez conscience que la santé, quand j’ai santé, le fait que les choses circulent bien, la santé physique, émotionnel, mental, spirituel, c’est la base de notre œuvre de vie.
Ombeline — et la santé c’est pas uniquement j’ai une maladie ou un mot MAUX c’est une santé intégrale donc tu vois
Céline Boura — Donc s’il n’y a pas ça ou s’il n’y a pas une partie de l’un des spectres de cette santé, c’est compliqué. La santé au sens, ça circule. Ça circule, je vais bien, mon corps fonctionne, mon corps est relative. fluide, solide, c’est la base de tout. Et je m’en suis vraiment rendue compte ces derniers mois. S’il n’y a pas eu cette écoute très attentive de qu’est-ce qui se passe et où je vais, je n’en serais pas là du tout. Parce que mon mental, il est très fort.
Céline Boura — L’intellect, les choses que je suis capable de construire, de dire, je les connais. Mais ça se situe à un autre niveau. Ça se situe à un niveau cellulaire. C’est vraiment arriver à… Donc se laisser du temps, se laisser de l’espace, se mettre en priorité et aller faire des choses qui nous nourrissent, qui nous remplissent, qui nous donnent de la joie. Et quand ça, ça repart, c’est comme des turbos, des réacteurs qui vont re-remplir le reste. Oui.
Ombeline — il y a une accélération et c’est même exponentiel après.
Céline Boura — l’expression qui me vient, c’est « propulsion inversée ».
Céline Boura — C’est-à-dire que, voilà, en fait, c’est en libérant et en lâchant des étages trop lourds en nous que la fusée, elle peut décoller. Donc, ce n’est pas en ajoutant encore plus de choses, c’est en libérant et en allégeant. Et « propulsion inversée », parce que c’est l’inverse de ce qu’il faudrait faire. de ce qu’on attend d’un leader c’est faire moins être plus faire moins être plus et être ça passe par ressentir ça va durer une journée?
Ombeline — Magnifique On arrive au bout de notre épisode même si on aimerait évidemment parler des heures encore tellement il y a de choses à dire Qu’est-ce que tu aimerais ajouter à cette conversation Céline pour que ça te semble complet?
Céline Boura — Merci. Merci de faire miroir sur ces sujets-là. C’est vrai que tout ce qu’on dit, c’est assez subtil, et ça pourrait paraître impalpable et du coup invisible. Et je pense, mais je constate de plus en plus que toute la partie… visible de l’iceberg, de ce qu’on voit, de ce qu’on renvoie, de ce qu’on produit pour les autres et pour le monde. Tant qu’on n’est pas rentré dans les profondeurs de la partie qu’on ne voit pas, on n’est pas complet, justement. J’ai envie de dire, rentrez dans vos profondeurs, rentrez dans vos traumas. à entrer dedans, traverser les parce que moi j’ai passé, je suis sur ma 15e année d’entrepreneuriat, je dirais que j’ai passé 13-14 ans à repousser certains sujets, à ne pas vouloir rentrer dedans et je n’ai pas eu d’autre choix que de me confronter à qui je suis quand personne ne me voit. et à ce que je suis venue faire dans cette vie. Et je sais que ma mission, elle est bien plus grande que juste l’entreprise que j’habite et que je représente, et qu’elle est vraiment liée à la libération de la parole et du corps des femmes et des hommes. Donc c’est cet endroit-là qui m’a été enseigné par… par tous ceux et toutes celles qui étaient là avant moi, qui ne sont plus aujourd’hui, ce qui m’a été déguée. Je crois qu’il y a aussi la notion d’héritage qui est très forte. L’héritage qu’on reçoit et l’héritage que l’on laisse. Et moi, c’est vrai que je suis très souvent, je me demande si bientôt tout s’arrête, est-ce que c’est OK? Est-ce que j’ai laissé un héritage suffisamment significatif? On peut toujours faire plus.
Ombeline — j’allais dire, ça dépend où on met le curseur.
Céline Boura — On peut toujours faire plus.
Ombeline — Et donc, qu’est-ce que tu réponds aujourd’hui à cette question?
Céline Boura — Moi, ma réponse interne, depuis longtemps, c’est que si ça s’arrête, demain, après-demain, c’est OK.
Céline Boura — Pour moi, ce qui est important, c’est de me dire que j’avance vers ma justesse. Si elle dure 90 ans, tant mieux. Si elle ne dure que 44 ans, qui est mon âge aujourd’hui, tant mieux. Moi, j’ai toujours pensé que je mourrais jeune, donc j’ai déjà largement dépassé la date de péremption. Donc, tout ce qui se présente après… Pour moi, c’est du bonus. Donc oui, on peut toujours faire plus et mieux. Mais ce qui est déjà, je trouve que c’est pas mal.
Ombeline — Et pour reprendre tes mots tout à l’heure, ça ne serait pas faire plus, c’est être encore plus. Hum. Hum.
Céline Boura — être et puis être soi, être soi en lien avec les autres soi. C’est ça qui est important pour moi aujourd’hui. Et de façon, pour reboucler sur ce qu’on disait, il n’y a pas besoin qu’il y ait beaucoup de personnes autour, mais personnes justes, pour qui on a quelque chose à s’apporter réciproquement. Oui.
Céline Boura — merci à toi oui et merci d’être un ange gardien sur ma route sur la route parce que c’est tu donnes et tu transmets beaucoup et c’est important aussi que tu reçoives
Ombeline — Que cet épisode continue à créer des liens aussi entre toutes les personnes faites pour se rencontrer. merci je reçois pleinement merci
Céline Boura — de ce que tu permets avec une grande justesse. Et précision, les mots qui viennent pour toi c’est justesse, précision, envergure. Oui. Parce que tu libères ça en toi, tu libères ça chez les autres, ou parce que tu libères chez les autres, tu libères en toi. En tout cas, il y a quelque chose de l’ordre du vase communiquant. Et c’est, en tout cas, pour moi, ce qui a été très précieux, c’est d’être pleinement reçu dans mon intégralité. Dans toutes mes couches, dans tous mes paradoxes, toutes mes contradictions. Et ça, c’est précieux d’être contenu à cet endroit-là.
Ombeline — et puis pour moi ce qui est précieux, c’est de surtout ne rien modeler, ne rien normer, c’est d’aller encore plus dans le brut et dans les singularités.
Céline Boura — Tailler le joyau. Oui. Oui.
Ombeline — Un grand merci Céline pour tout ce que tu nous as confié dans le podcast. Vous pouvez évidemment prendre contact avec Céline, rentrer dans son univers, découvrir sa nouvelle maison dans la description de l’épisode. Et puis à très bientôt j’espère.
Céline Boura — Merci à toi, merci aux personnes qui ont écouté jusque-là. Et puis, on reste en lien, de toute façon.
Derniers Articles sur le Blog
Simplicité : La véritable source d’épanouissement et de bonheur
Que vous soyez une femme ou un homme de plus de 30 ans, vous portez probablement les croyances que la vie est dure, que travailler doit être difficile, qu’il faut mériter… Peut-être aussi que la peur de faire un erreur vous immobilise ou que vous freinez...
3 façons d’élever sa vie au prochain niveau
Au cours de mon expérience de coach, j’ai remarqué que la croyance principale des gens est qu’ils ne sont pas maitres de leur vie. « Mais je ne suis pas capable de faire cela » « c’est la crise économique » ou « je ne peux pas parce que… » ou encore « je pourrais...
5 étapes pour redonner du sens à sa vie et réaliser ce pour quoi vous êtes fait
Derrière le mot spiritualité, lisez quête de sens ou encore votre grand « pourquoi ». Ce besoin de se trouver et de se sentir utile dans le monde. De faire partie de quelque chose plus important que Soi. La spiritualité peut être connectée à une religion ou croyance...



