VERITE

#44 De solopreneure à dirigeante : oser son rayonnement et tenir son cap

avec Lucie Navaro, fondatrice de Signature Branding Agency

L’épisode en résumé

Lucie Navaro a plusieurs vies derrière elle. Une success story dans l’import de vin français en Tchéquie. Un poste prestigieux dans l’hôtellerie de luxe. Puis une chute brutale — un burn-out, une traversée intérieure profonde. Elle a connu le succès sans jamais y être pleinement reconnue. Elle a dû revendiquer sa légitimité, sa puissance, sa place — oser dire que ce qu’elle avait créé avait de la valeur, même quand d’autres s’en attribuaient les fruits.

À plus de 50 ans, après trois pèlerinages de Compostelle et neuf mois sabbatiques forcés, Lucie rejoint le collectif L.I.B.R.E.S. Elle arrive fragilisée. En onze mois, elle crée la Signature Branding Agency à Prague — et prend enfin la posture de dirigeante qu’elle n’avait jamais osé incarner.

Dans cet épisode enregistré un an après son entrée dans le collectif, Lucie et Ombeline parlent de maturité entrepreneuriale, de personal branding, de la maltraitance envers soi-même — et de cette paix qui arrive quand on reprend enfin sa vraie place.

Ce que vous allez découvrir

Ce que signifie passer de solopreneure à dirigeante — pas juste un changement de statut, une transformation identitaire.
La maltraitance envers soi-même : comment la reconnaître, et pourquoi en être consciente ne suffit pas à changer.
Ce que neuf mois sabbatiques lui ont appris — et ce qu’ils ne pouvaient pas résoudre seuls.
Comment le personal branding devient un acte de leadership — pas un outil de visibilité.
Ce que ça change concrètement de « prendre sa vraie place » — dans les décisions, les clients, l’énergie au quotidien.

Citations de l’épisode

« J’étais vraiment obligée de m’arrêter. Je sentais bien que ça ne pouvait pas continuer comme ça. C’est le sujet de la maltraitance envers soi-même. » Lucie Navaro

« C’est vraiment le fait que j’ai accepté de prendre ma vraie place. Je pense que c’est vraiment ça, pour simplifier. » Lucie Navaro

« Je me sens tellement bien, je me sens comme à moi. Les gens qui sont à leur place dégagent une énergie de sérénité, de cette force calme, tranquille. » Lucie Navaro

« Avant j’étais toujours un peu adolescente qui inconsciemment ne voulait pas prendre la responsabilité. Avec l’agence, je me suis dit : ah oui, ça devient sérieux. Et je me sens comme à moi. » Lucie Navaro


À propos de Lucie Navaro

Fondatrice de la Signature Branding Agency basée à Prague, Lucie accompagne les entrepreneurs et les dirigeants dans leur rayonnement et leur positionnement de marque. Après plusieurs vies professionnelles — import de vin, hôtellerie de luxe, burn-out, reconversion — elle crée son agence à plus de 50 ans, depuis le collectif L.I.B.R.E.S. Membre du collectif depuis 2024.

 

Pour aller plus loin

→ Lire le dossier blog : Entrepreneur, à quel prix ? Ce que personne ne dit sur le vrai coût de réussir

→ Écouter aussi : Ep. 56 — Fatigue entrepreneuriale : ton business fonctionne, mais tu t’éteins (Léa Mispoulet)

→ Découvrir le collectif L.I.B.R.E.S. — l’espace pour traverser ces seuils entourée

Réserver un entretien avec Ombeline pour un accompagnement privé.

Transcription de l’épisode

    Ombeline — Aujourd’hui, je reçois une femme dont le chemin de vie est un vrai roman initiatique. Lucie Navarro est fondatrice de la Signature Branding Agency basée à Prague en Tchéquie. Elle accompagne les entrepreneurs et les dirigeants dans leur rayonnement. Avant de fonder son agence, Lucie a connu plusieurs vies. Une success story dans l’import de vin français en Tchéquie, un poste prestigieux dans l’hôtellerie de luxe, puis une chute brutale, un burn-out, une profonde traversée intérieure.

    Ombeline — Elle a connu le succès sans jamais y être pleinement reconnue. Elle a dû revendiquer sa légitimité, sa puissance, sa place, oser dire « ce que j’ai créé a de la valeur », même quand d’autres se sont attribués les fruits. C’est ce chemin de retour à soi, à son talent, à sa vision, qui a mené Lucie jusqu’à mon collectif libre qu’elle a rejoint en 2024. Portée aussi par ce lien particulier qu’elle entretient avec la France, pays de cœur, pays d’ancrage de ses premières expériences entrepreneuriales. À plus de 50 ans, après trois pèlerinages de compostelles et de nombreuses métamorphoses, Lucie choisit l’alignement. Ne plus composer avec ce qui l’abîme, ne plus jouer petit, Créer un projet qui l’honore dans toutes ses dimensions stratégiques, intuitives, spirituelles, artistiques. Dans cet épisode, on parle de maturité entrepreneuriale, de réinvention, de marque personnelle, de transformation intérieure, mais aussi de résilience, de lucidité, de choix inconfortables et de cette paix qui arrive quand on reprend enfin sa vraie place. Bienvenue dans Vérité, ma chère Lucie.

    Lucie Navaro — beaucoup en Berlin de m’avoir accueillie. Je suis très touchée par cette présentation.

    Ombeline — Moi aussi, c’est toujours beaucoup d’émotion de vous recevoir dans le podcast. Est-ce que pour démarrer, tu sais, dans le podcast, j’aime bien demander qu’on décrive un peu l’environnement pour que nos auditeurs puissent t’imaginer là où tu es juste maintenant?

    Lucie Navaro — Juste maintenant, je suis chez moi pour être au calme parce que pour l’instant, je n’ai pas encore de bureau. Donc, pour travailler, je rejoins souvent un endroit de coworking qui est très sexy, très intéressant, mais pas très intime pour pouvoir échanger comme ici maintenant dans le podcast. Donc, je suis beaucoup plus calme chez moi à Prague.

    Ombeline — .. Hum… À Prague. J’adore. Et comment vas-tu vraiment aujourd’hui? Hum…

    Lucie Navaro — Aujourd’hui, je suis déjà un peu plus calme, mais je sais qu’hier, c’était vraiment une semaine de folie. J’ai lu quelque part qu’il s’agit d’une semaine de miracle. Il paraît, dans les constellations astrologiques. Donc oui, c’était un peu la course, mais en même temps, je suis très contente parce que cette semaine, j’ai vraiment réussi dans mes affaires, donc j’en suis reconnaissante.

    Ombeline — et puis les miracles, ils se manifestent quand on a fait aussi tout le travail en amont.

    Ombeline — Donc, tu as récolté tous les fruits aussi de tous les miracles que tu avais généré avant, tous ces derniers mois, toutes ces dernières années. Quand tu as rejoint Libre, tu avais déjà un parcours riche, des expériences fortes, une vision. Mais cette année, tu n’as pas juste lancé une nouvelle offre, tu as carrément changé de posture et créé ton agence. Et j’aimerais bien qu’on partage ça ensemble et que les auditeurs puissent découvrir aussi ce que ça change de se tenir dans une posture de dirigeante. Qu’est-ce que ça change pour toi aujourd’hui, ça?

    Lucie Navaro — Ça change carrément tout. Parce que c’est vrai qu’avant de joindre le collectif, je t’ai connue déjà parce que je te suis au fait depuis des années, depuis le confinement. J’ai commencé à regarder tes vidéos sur YouTube qui m’ont beaucoup inspirée.

    Lucie Navaro — Mais j’avais toujours des soucis financiers. Depuis très très longtemps, j’avais des soucis financiers. Donc je ne pouvais pas vraiment me permettre d’investir. Mais l’année dernière, ce qui s’est passé, c’était suite au décès de ma mère. J’ai gagné déjà un petit peu d’argent à… par ça, par ce biais. Et donc, ça m’a permis d’investir où je voulais investir déjà depuis longtemps. Donc, enfin, je me suis aussi donné une certaine permission parce que je sentais qu’il fallait que j’évolue. Et je sentais qu’il y avait beaucoup de travail intérieur.

    Lucie Navaro — Au niveau stratégique, je n’avais pas beaucoup de doutes sur moi, mais au niveau énergétique, émotionnel. Et voilà. Donc… Je vois depuis 12 mois, non, ça fait 11 mois qu’on travaille ensemble, donc depuis 11 mois, c’est vraiment, c’est que des changements dans tous les sens. Et donc, c’est sûr que parfois, c’est challengeant, mais les résultats sont là. Donc, je suis vraiment là. Cette semaine, spécialement, suite au séminaire présentiel, c’est vraiment, comme tu dis, je récolte. Et c’est vrai que ça, je me sens différente. Je peux dire que je me sens vraiment différente, beaucoup plus stabilisée et puis beaucoup plus confiante, je dirais aussi confiante. Et à mon avis, c’est vraiment, c’est le fait que j’ai accepté de prendre ma vraie place. Je pense que c’est vraiment ça, pour simplifier.

    Ombeline — Et puis c’est fou parce qu’on a failli enregistrer cet épisode il y a peut-être un mois ou deux.

    Lucie Navaro — Pas simplifier, oui et non.

    Ombeline — Et en fait, c’est vrai que ça s’est pas fait. On sentait toutes les deux que c’était pas le moment. Et je suis très heureuse qu’on ait attendu parce qu’en fait, depuis deux mois, t’as encore passé, je trouve, un autre cap.

    Lucie Navaro — je le sens aussi. Je le sens. C’est sûr que parfois, j’ai la tendance d’être impatiente. Quand je vois pas les résultats chiffres, ça m’inquiète et tout. Mais c’est vrai que chaque chose a son temps.

    Ombeline — Et puis ne surtout pas… On en parle souvent dans Libre.

    Ombeline — Ne surtout pas remettre en cause parce que les résultats sont encore invisibles.

    Ombeline — .. Donc, est-ce qu’il y a d’autres choses qui… Tu vois, si tu pouvais, je ne sais pas, est-ce que tu aurais des exemples à donner à nos auditeurs pour mieux comprendre ce que ça change pour toi, cette posture de dirigeante, par rapport à comment tu vivais ton activité il y a un an? Alors, tu étais aussi… On peut aussi dire que tu étais en redémarrage, que tu avais fait une pause aussi dans ton parcours entrepreneurial. Tu avais besoin de te recentrer. Et donc, quand tu as rejoint le Collectif Libre, tu étais aussi dans cette phase de relancement de ton activité. Et donc, tu étais même limite dans, je trouve, tu avais repris une posture de débutante alors que tu étais loin d’être une débutante. Et donc, quelque part, en 11 mois, tu es passée, on va dire, de débutante à dirigeante. Quels sont les marqueurs, tu vois, les critères qui montrent que tu incarnes cette posture aujourd’hui?

    Lucie Navaro — effectivement, avant de rejoindre le collectif, je sortais de neuf mois sabbatiques. parce que j’étais vraiment obligée de m’arrêter, parce que je sentais bien que ça ne pouvait pas continuer comme ça. Et c’est le sujet dont on a beaucoup parlé pendant le collectif. Là, c’est le sujet de la maltraitance envers soi-même. J’en étais consciente à moitié, mais d’être consciente, ça ne veut pas dire forcément qu’on sait comment on peut changer. Je pense que ça, c’était le sujet principal qui m’a compliquée la vie dans tous les domaines, en fait. Et donc, du coup, cette décision déjà de prendre cette pause de neuf mois, Malgré l’incertitude, malgré des soucis existentiels, même si je peux le dire, ça m’a fait beaucoup de bien et c’était le premier investissement en moi, pas financier, mais l’investissement, je dirais, énergétique et émotionnel. parce que c’était une preuve que j’ai vraiment besoin, c’est pas que j’ai envie, mais c’était que j’avais besoin de changer, de me métamorphoser, ma vie, mon approche, tout ce qui va avec.

    Lucie Navaro — Et donc du coup, le fait de m’arrêter, tout d’un coup, tu as cet espace libre, donc tu te dis, alors qu’est-ce que je vais faire? Donc les premiers mois, les premières semaines, je suis partie en Grèce, à la mer, mais j’étais incapable d’en profiter parce que j’étais tellement prise dans tous ces schémas, avec cette charge émotionnelle, toxique et tout, que je n’en ai même pas profité.

    Lucie Navaro — Donc, je suis partie. Après une semaine, je suis rentrée avec moi. J’ai continué à réfléchir et puis j’ai pris une formation de coaching. Donc du coup, ça m’a permis de changer de perspective, de découvrir aussi pas que de nouvelles méthodes pour mes clients potentiels, mais aussi ça a beaucoup travaillé sur moi. parce que même si j’avais déjà de l’expérience dans le développement personnel depuis 20 ans, j’étais certifiée en tant que guide dans les constellations systémiques, donc j’ai déjà beaucoup travaillé sur moi. Il y avait toujours des sujets auxquels je n’ai pas touché, ou mes guides n’ont pas touché, je ne sais pas. De toute façon, c’est toujours une mosaïque. Donc, chaque personne qu’on rencontre, je trouve que des rencontres clés, nous apporte quelque chose dans la mosaïque. Donc du coup, si je peux dire, c’était en fait une guérison assez profonde qui a commencé, qui a redémarré encore une fois. Et puis, à la sortie de la formation et de mes neuf mois sabbatiques, je n’étais pas toujours sûre ce que j’allais faire, mais je me suis dit, il faut que je fasse quelque chose. Alors, j’ai pris plutôt une décision pragmatique. Je me suis dit, alors, mon expertise, c’est quoi? Alors, c’est le branding. C’est la stratégie de marque, c’est l’approche business. Donc, autant de continuer à faire ce que je sais faire, approfondir, élargir et puis on verra ce que ça va donner. Donc, au départ, c’était vraiment une décision pragmatique, si je peux le dire.

    Ombeline — donc tu lançais une activité d’accompagnement en personal branding et en stratégie, voilà.

    Ombeline — Et alors justement, tu vois, qu’est-ce qui a changé dans cette posture de dirigeante? Est-ce que tu aurais des exemples, des situations ou des critères, tu vois, qui montrent qu’aujourd’hui ta posture est différente?

    Lucie Navaro — Je pense que c’était vraiment le fait que ça vient là maintenant quand on en parle je me rends compte que

    Lucie Navaro — je pense que c’est toi qui m’as donné confiance. C’est le soutien que j’ai eu. C’était déjà d’avoir trouvé mon pourquoi. Une première couche de mon pourquoi, la suite, deuxième couche. Je pense que c’était le premier pas. qui m’a permis de commencer à me consolider, à revenir vers moi, à me raciner, à développer, en fait, cette, j’ai envie de dire, noyau, le centre plus solide sur lequel je pouvais m’appuyer et puis commencer à le nourrir et développer et grandir à partir de là.

    Lucie Navaro — Donc, revenir à moi-même, de commencer, fidèle, enfin être fidèle à moi-même et puis donc trouver des nouveaux cheminements dans tous les domaines de ma vie finalement donc finalement ça ne regarde pas que mon business mais ça regarde en fait toutes les relations personnelles, professionnelles je vois qu’il y a une nouvelle qualité qui se manifeste et ça continue en fait le processus continue voilà

    Ombeline — donc c’est dans c’est dans tes effectivement dans tes relations vas-y vas-y

    Lucie Navaro — C’est ça, c’est le pourquoi. Mais ensuite aussi, ce qui se passe là actuellement, ça c’est quelque chose d’extraordinaire. C’est ce que je souhaitais depuis longtemps. J’ai beaucoup travaillé sur le sujet. C’est la réconciliation du féminin et du masculin. Et effectivement, c’est ce qui m’attire dans tes premières vidéos sur

    Lucie Navaro — parce que je sentais qu’il y avait une résonance et donc voilà. Et là, au fait, finalement, ça se passe et c’est quelque chose d’incroyable. parce que pendant longtemps, j’ai vécu une toxicité dans les relations déjà dans ma famille d’origine, parce que ma famille d’origine, c’était un matriarcat vraiment archipal, si je peux le dire. Et du coup, je cherchais comment m’en sortir, mais rester loyale à ma lignée féminine. Mais… pas surceler un toxique. Donc, en fait, faire le trait, puis réconcilier ça, ces deux polarités, en moi-même, et puis, après, autour de moi. Et là, ça commence à se manifester, c’est génial.

    Ombeline — et puis je me souviens aussi des résistances que tu avais au moment où tu avais dit que tu voulais t’engager dans Libre, qui voulait dire aussi rejoindre un groupe de femmes, puisque cette année, Libre était constituée uniquement de femmes. Et forcément, ça t’a challengé dans ton lien de sororité et dans tout ce qui était maltraitant pour toi dans ce lien de sororité.

    Lucie Navaro — Tout à fait. C’est vrai que dans mon enfance, j’avais un lien assez compliqué avec ma mère. Et ce qui arrive maintenant, ça fait un an qu’elle est décédée et je le vis comme une libération. Je peux que ça peut paraître un peu bizarre ou cynique. Ce n’est pas du tout le cas, mais je pense que c’était même un cadeau de ma mère qu’elle m’a, avec sa mort, elle m’a libérée en fait quelque part. Là, je sens des émotions qui montent. Mais bon, c’était ça. Et pas que, ou peut-être c’est bien, mais j’ai vécu aussi des situations où j’étais salariée et j’avais des femmes…

    Lucie Navaro — des femmes qui étaient mes supérieures et j’ai connu aussi des types je sais pas si on dit harcèlement en français ou pas pas sexuel je sais pas comment dire donc voilà j’ai vécu des harcèlements donc Je sais ce que ça peut faire quand il y a des femmes qui sont jalouses ou je ne sais pas même ce qui se passe, mais je connais les liens toxiques féminins.

    Lucie Navaro — Et puis c’est aussi que j’ai commencé la guérison féminine. Je l’ai commencé il y a très longtemps. À l’époque, je guidais aussi, je facilitais des groupes féminins. Et à un moment, j’en avais un peu marre et j’avais envie vraiment qu’on intègre le principe féminin, mais aussi les hommes. Les hommes vraiment, tu vois, les hommes physiques. Donc, je ne voulais plus joindre des groupes purement féminin, parce que je trouvais que c’était un peu limitant aussi, et je le pense toujours. Je préfère toujours des groupes mythes, à vrai dire. Mais j’admets que j’avais besoin de cette année, dans le collectif, dans la communauté purement féminine, parce que j’avais besoin de guérir pas mal de choses là-dessus. Je suis tout à fait d’accord.

    Ombeline — et en même temps, dans ce collectif, l’énergie masculine était aussi présente.

    Ombeline — Il y avait vraiment… C’était très complémentaire, ce groupe de Libres cette année. Dans le podcast, au moment où on diffuse cet épisode, on a déjà diffusé l’épisode avec Axel Dessade. Donc, les auditeurs ont déjà eu aussi une autre polarité encore qui faisait partie de ce collectif. Est-ce qu’il y a d’autres choses que tu voudrais partager à propos de ce que ça change dans ta posture? Par exemple, ce switch entre entrepreneur et dirigeante, c’est aussi ce moment, je me souviens, au séminaire du mois de février où tu prends conscience que ce n’est pas juste une activité d’accompagnement, mais c’est carrément une agence que tu crées.

    Ombeline — Tu te souviens de ce moment où ta vision a pris de l’envergure?

    Lucie Navaro — Carrément, parce que quand tu l’as prononcé, moi j’ai cherché, j’étais vraiment prête à… à tout foutre en l’air et puis prendre un poste de salarié. J’en avais trop marre parce que je n’avais pas le résultat.

    Lucie Navaro — Je pense que sur le plan stratégique, c’était bien. Je tiens toujours la même stratégie depuis un an. Je la filme, bien sûr, et tout. Sur le plan stratégique, c’était bien. Mais je sentais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas et je ne savais pas ce que c’était. Et quand tu l’as prononcé, quand tu l’as nommé, tu as dit « Oui, une agence ». Tout d’un coup, c’était comme une évidence. Mais je ne savais pas pourquoi je… Mais bon, donc le pourquoi, le nouveau pourquoi, la puissance de singularité, plus l’agence, donc le statut de l’agence, pour moi c’est aussi une sorte de maturité, je dirais qu’avant j’étais toujours un petit peu adolescente qui inconsciemment ne voulait pas prendre la responsabilité Et puis là, avec l’agence, je me suis dit, ah bah oui, quand même, ça devient sérieux et tout. Mais je me sens tellement bien, je me sens comme à moi. Parce qu’en fait, c’est ça, c’est ça mon poste. Et c’est bien. Et je rencontre les gens et je vois beaucoup plus clair par rapport aux autres aussi, qui est à sa place et qui ne l’est pas. Et les gens qui sont à leur place, si c’est une posture dirigeante ou plutôt une assistante, peu importe, mais c’est les gens qui sont à leur place, ils dégagent une énergie de sérénité, de cette force calme, tranquille. Et j’ai de la chance parce que là, actuellement, j’ai accueilli une stagiaire qui est complètement, malgré son âge, elle a 29 ans, mais elle sait où est sa place, elle est calme, elle est vraiment dans sa posture de soutien et c’est parfait. On est vraiment compatibles parce que je pense qu’on a toutes les deux pris nos places organiques ou essentielles, naturelles, je ne sais pas comment dire, mais ça a tellement de sens en fait Et je trouve aussi que c’est grâce à ça que je commence à attirer beaucoup plus de clients alignés. Là, récemment, à un masterclass, au début, J’étais très parce que j’avais, c’était une masterclass en présentiel qui est en fait qui a la porte d’entrée dans mon funnel de vente. Et donc, du coup, j’avais 10 inscrits, ce qui n’est pas beaucoup, mais bon, ça a été. À la dernière minute, il y en avait 4 qui se sont désinscrites. Là, déjà, j’ai commencé à paniquer. Donc, il n’y en avait que 100. Sur 6, j’ai 50% de taux de conversion. 50%. J’ai

    Lucie Navaro — D’accord. Et j’ai vu, sauf une, elles étaient toutes alignées, au fait. Je vois qu’il n’y avait que mes clientes potentielles, idéales. Donc des femmes assez sûres d’elles, confiantes, qui ont envie d’évoluer, des femmes aussi qui sont déjà prospères, donc elles peuvent se permettre d’investir assez mieux, peu importe l’âge. Pour moi, l’âge, ce n’est pas un critère. Et c’était suite au dernier séminaire présentiel avec toi, là. Et pourtant, je n’ai pas fait beaucoup de campagnes parce que je n’ai pas eu le temps, la capacité. Donc, ça marche, en fait, sur d’autres codes.

    Ombeline — et je me souviens effectivement de cette période en début d’année où tu étais fatiguée en fait, tu étais fatiguée de forcer, de faire des efforts, de poser des actions, tu étais très active, très présente dans les réseaux, enfin je pense que tu étais une des plus actives en termes d’action dans le collectif. Et malgré ça, il n’y avait pas de résultats. Tu n’étais pas satisfaite, tu as tiré des prospects, mais ça n’allait pas jusqu’au bout.

    Ombeline — Et vraiment, je me souviens que tu avais atteint vraiment un point de saturation. Puis il y avait aussi cette pression de dire j’investis moi dans le collectif et je veux un retour aussi. Et ce moment de bascule où en fait tu prends conscience que Le vrai problème, c’est que tu restais trop petite, tu te restreignais, tu te minimisais, parce que tu pensais, comme énormément d’entrepreneurs aussi, surtout les femmes, on pense que plus on va s’adapter et être en suradaptation même, plus ça va fonctionner, alors que c’est tout l’inverse. En fait, tu deviens anti-magnétique. aux clients qui sont faits pour toi et je me souviens de ce moment où tu étais prête à tout arrêter et où on a eu 2-3 échanges et t’as tenu et t’as surtout changé ta posture t’as reconnecté à ta puissance

    Ombeline — Et là, ça a effectivement changé. Et plutôt que de restreindre, tu as choisi d’assumer ton envergure et effectivement d’aller pleinement dans cette dirigeante d’agence. C’est après ça aussi que tu as attiré de nouveaux clients. Et cette stagiaire qui s’est aussi manifestée à toi, c’était magique. donc voilà vraiment c’est important je trouve ton exemple parce que ça montre vraiment que comme tu le dis la stratégie elle était déjà là mais c’est pas suffisant et ce qui a tout changé c’est la posture et l’espace intérieur que tu as incarné aujourd’hui que tu incarnes aujourd’hui vas-y vas-y

    Lucie Navaro — Tout à fait, la posture… Pardon, vas-y. Oui, je voulais dire que je suis tout à fait d’accord avec ça. C’était d’admettre aussi ou d’accueillir, d’incarner ma vraie grandeur. On en a parlé une fois pendant l’école. Si tu te rappelles, j’avais une petite carte là, en anglais, marquée « Manifest your greatness ». Et voilà pour ça. Je trouve aussi qu’il y a d’autres aspects qui entrent dans le jeu là. Et où tu m’as aussi aidé, c’était le lien de j’ai milité. Parce que j’avais pas mal de freins là-dessus. Et donc j’avais besoin vraiment de débloquer pas mal de choses sur le lien. Et puis la personne source. À vrai dire, je pense que la personne source, c’était

    Lucie Navaro — quand tu m’as révélé le sujet là et puis que c’était mon cas c’est pour ça que j’étais toujours quelque part liée dans un lien toxique à mon ancienne entreprise que j’ai perdue etc. m’a vraiment touchée et C’est grâce à ça que j’ai rejoint le collectif parce que pour moi, c’était une preuve concrète que tu avais quelque chose à m’apporter, mais quelque chose qui va vraiment débloquer. Je ne savais pas comment, mais je sentais que tu avais vraiment quelque chose pour moi à m’apporter. Voilà.

    Ombeline — C’est vrai que j’avais eu cette intuition, parce que moi je connais pour les auditeurs peut-être expliquer aussi que j’ai une forte connexion au subtil des entreprises, et c’est comme si dans ton énergie il y avait toujours ce lien avec cette ancienne entreprise, d’un port de vin dont on parlait en introduction et effectivement cette notion de personne source qui vient pas de moi, qui vient de Peter Koenig mais qui est en fait la personne source elle est la personne qui a l’idée originelle de l’entreprise, la toute première idée de l’entreprise

    Ombeline — Et quand on est personne source, c’est important de reconnaître ce rôle parce que c’est nous qui portons la vision et qui sommes gardiens de l’entreprise. Et ça crée tellement de conflits, de problématiques et de difficultés quand la personne source n’est pas identifiée et ne s’identifie pas elle-même. Et là, c’est comme si effectivement… Et c’est marrant, j’ai le même cas en coaching avec un homme avec qui j’ai commencé cette semaine… c’est comme si je sentais dans l’énergie que c’était toujours toi qui portais le flambeau de cette ancienne entreprise alors que tu l’as quitté alors l’entreprise elle existe toujours aujourd’hui mais toi t’as quitté cette entreprise mais c’est comme si t’en étais toujours la personne source et donc je t’ai proposé effectivement de faire un rituel pour redonner pour redonner ça

    Ombeline — Et c’est ça aussi qui a permis à ton entreprise, à toi et à ton agence de prendre sa place. Parce qu’en fait, il n’y avait pas de place avant ça. La place était déjà prise….

    Lucie Navaro — Et pour moi, c’était une nouvelle perspective qui a complètement bouleversé mon point de vue. Et puis, déjà, ça m’a beaucoup touchée. Donc, quand je vois qu’il y a des émotions qui montent, c’est sûr qu’il y a un sujet à regarder, à traiter. Et là, je ne me rendais pas compte. Mais effectivement, inconsciemment, je nourrissais toujours ce lien sans le savoir. Et c’était toujours douloureux quand je passais à côté. Parce qu’il y a un magasin aussi de… de l’entreprise, de mon ancienne entreprise, et ça me faisait toujours un peu de mal. Je pense quelque part que j’étais jalouse parce que l’entreprise prospérait et ce n’était pas mon cas. Je trouvais ça toujours, ce n’était pas juste ce qui s’est passé à l’époque, etc. Mais bon, je ne sais pas, ça fait tellement longtemps, ça fait plus de 20 ans, et pourtant j’ai travaillé sur le sujet, mais personne ne m’a jamais… proposer une perspective pareille. Et pourtant, c’était ça, en fait, ce qu’il fallait traiter, résoudre quelque part, ou je ne sais pas comment dire. Mais voilà, donc du coup, j’ai fait le rituel. Ça m’a soulagée, ça m’a libérée. Je suis convaincue que c’est grâce à ça que j’ai pu aussi prendre à nouveau cette posture de dirigeante qui m’a fait tellement bien. Voilà.

    Ombeline — C’est clair. Puis en plus, je veux dire, tu as ce leadership naturel, tu as cette posture naturelle de dirigeante, tu as ce charisme aussi et en même temps, toute cette douceur que je trouve magnifique.

    Lucie Navaro — Merci. Oui, c’est le féminin masculin, en fait. Moi, j’en ai deux. Et j’ai pas mal de mots, là, actuellement.

    Ombeline — Exactement. Et d’ailleurs, un propos de ça…

    Lucie Navaro — J’ai pas entendu la fin de la phrase.

    Ombeline — Non, tu disais, par rapport au masculin et féminin, oui, tu disais, je crois que t’as attiré maintenant beaucoup plus d’hommes aussi dans ta clientèle.

    Lucie Navaro — ça commence. Et ce qui est curieux aussi, que dans la situation personnelle professionnelle, j’entends de plus en plus un retour genre, c’est intéressant, toi, tu incarnes le féminin et le masculin. C’est les hommes qui me disent ça. C’est assez intéressant. Je me dis, OK, ce n’est pas juste moi ce qu’ils pensent, ce qu’ils sentent, mais ça rayonne et c’est très bien accueilli aussi. Je me sens mieux et je pense aussi que la qualité des relations avec les hommes, avec les femmes aussi, ça s’améliore beaucoup.

    Ombeline — et puis c’est aussi hyper important parce que au delà de la stratégie qui est évidemment essentielle dans une entreprise mais quand on incarne le message qu’on porte, c’est ça qui crée une légitimité, en fait, parce que ça va au-delà des mots qu’on peut exprimer ou qu’on peut écrire sur un site, tu incarnes pleinement, tu es ce que tu dis, tu es ce que tu vends aussi, et ça c’est la meilleure preuve de légitimité possible.

    Lucie Navaro — C’est vrai qu’au départ, quand j’ai recommencé cette entreprise, il y a un an ou quelques mois, c’est vrai que j’ai foncé un petit peu, j’ai fait pas mal de pression. Et surtout, j’ai suivi des stratégies mainstream. Et c’était aussi parce que j’étais dissociée de moi, de mon pourquoi. Et là, j’ai accepté, j’ai choisi, j’ai pris le risque de me faire confiance, de me faire confiance, de faire confiance à l’existence, de ce qui se passe, à tout mon écosystème. Et j’ai encore… une décision à prendre parce qu’il fallait que je change ma photographe parce qu’elle n’est pas alignée à ma posture. Donc oui, il y a des décisions qui ne sont pas faciles, mais je sens qu’il faut que je… Enfin, je l’ai déjà fait, il faut que je lui communique ça parce qu’elle appartient à vacances. Mais là, ça y est, j’ai une nouvelle photographe qui est beaucoup plus alignée, qui est plus professionnelle, qui m’apporte, je dirais, un certain niveau de confort même. parce qu’elle prend en charge tout ce qu’il y a autour, ce qui n’était pas le cas avec l’ancienne.

    Lucie Navaro — Donc voilà, ça continue à évoluer et c’est assez fascinant parce que je le perçois comme une aventure et moi j’adore ça. Donc même si je travaille sur le sujet de la stabilité, comme tu m’as révélé pendant le séminaire, donc stabilité, mais en même temps, moi, je veux que ça bouge. Moi j’adore quand ce soit dynamique, quand ça… quand c’est diversifié aussi. Donc, voilà. La singularité, quoi. Voilà.

    Ombeline — Merci. Exactement, et il y a plein de choses qui me viennent aussi, il y a plein de souvenirs qui me viennent aussi en t’entendant, on parlait de ce féminin masculin, il y a eu aussi une profonde réconciliation avec l’argent, puisqu’on a fait au séminaire cet exercice, ce rituel de recevoir l’argent dans son énergie féminine et masculine, dans son énergie yin et yang, et ça c’était la première fois que je le proposais, et c’était tellement puissant et c’était tellement surprenant aussi de voir que vous ne receviez pas de la même façon quand je vous disais polarité yin ou polarité yang et ce qui est assez extraordinaire peut-être que si tu as envie de donner aussi cet exemple et sinon on coupera au montage mais que après avoir fait cet exercice tu reçois cet héritage féminin

    Lucie Navaro — Non, non, si, si. Ah ouais, ouais, ouais, si. C’était très intéressant aussi parce que je savais qu’il y avait un truc par rapport à l’argent avec moi. C’était toujours, je dirais que j’ai sous-estimé l’argent. J’étais un petit peu, je le prenais toujours à la légère. C’est pour ça aussi, c’est une des raisons pourquoi j’ai tout perdu avec ma première entreprise. Donc je savais qu’il fallait que je change de posture par rapport à l’argent. Mais ce n’était pas que ça. Donc je suis devenue beaucoup plus responsable. C’était avec le collectif aussi que j’ai commencé, j’ai engagé une comptable, j’ai fait de l’ordre dans mes comptes et tout. Au départ, ce n’était pas facile parce que tu as des comptes, mais tu n’as pas beaucoup d’argent là-dessus.

    Lucie Navaro — Mais je me suis dit, c’est ça l’ouverture. Donc, j’ai commencé à vraiment le prendre au sérieux. Mais il n’y avait pas que ça. Ce qui m’a aussi, ce qui m’a intriguée, c’était tes archétypes, le dieu d’argent et l’argent de Dieu. Ça, ça m’a fait vraiment beaucoup réfléchir et pas que réfléchir. Ça, vraiment, je trouve ça très puissant. Et du coup, avec tout ce qui s’est passé, etc. J’ai arrêté les stratégies mainstream et j’ai arrêté quelque part mon masculin toxique, c’est-à-dire chasser les clients. Parce que moi, en fait, je n’ai pas de soucis. Moi, chasser, ça ne me fait pas. C’est quelque chose qui est plutôt naturel pour moi. Pas dans le domaine professionnel, pas dans la relation privée, non. Mais bon, j’ai chassé, j’ai chassé, mais je n’avais pas beaucoup de résultats. J’avais un petit peu de résultats, mais pas assez. Et puis à un moment, je me suis dit, tiens, je vais essayer de changer d’attitude, d’approche. J’ai hâte de chasser parce que je l’ai déjà vécu une fois, il y a quelques années, sur un projet où j’avais besoin d’argent. C’était urgent, donc… J’ai accepté un poste dans un call center et j’ai vendé le gaz naturel aux entrepreneurs français. Et figure-toi! J’étais la seule tchèque, la seule femme mature, sinon il n’y avait que des petits français jeunes. Et j’avais les meilleurs résultats dans l’équipe. J’ai eu des contrats pour 20 000 euros pour le gaz naturel par téléphone. Je ne comprenais pas logiquement. Mais pourtant, je n’ai pas chassé. Et j’étais la seule dans l’équipe où les clients me rappelaient. Parce que je me sentais magnétique. Je me faisais confiance, je me foutais un petit peu quelque part si je signais ou pas. Et ça marchait. Et donc, c’était cette stratégie, ou plutôt une attitude, que j’ai adoptée il y a quelques mois.

    Lucie Navaro — Et ça a fait le suivi. Ça a shifté, et puis même pendant le réseautage, parce que j’ai fait pas mal de réseautage en présentiel. J’ai arrêté de donner mes cartes de visite, j’attends que les gens me demandent. Et là, je patiente un petit peu, et je donne ma carte de visite, c’est comme un petit cadeau. Tu vois, c’est pas… Il faut venir la chercher, il faut la passer.

    Ombeline — bah oui c’est sûr c’est sûr et puis c’est surtout que ça arrête cette posture de prostitution de sacrifice et de perte d’intégrité

    Lucie Navaro — Et ça change tout, en fait. Oui.

    Ombeline — Parce qu’on nous fait croire, en fait, que c’est comme ça que ça fonctionne, alors que c’est tout l’inverse. Ouais, merci de partager ça. Et effectivement, qu’est-ce que… Parce qu’on partait sur l’argent, tu sais, au départ. Qu’est-ce que ça a changé pour toi dans cette relation à l’argent? Parce que la relation à l’argent, c’est notre relation à toute autre chose. Donc, quand on met en conscience notre relation à l’argent, et on en a parlé beaucoup dans le podcast Vérité déjà, et quand on met en conscience notre relation à l’argent, on se rend compte, effectivement, de là où on bloque dans le donner-recevoir.

    Lucie Navaro — Ce qui m’empêche, je pense qu’il y avait plusieurs aspects.

    Ombeline — Qu’est-ce que tu aimerais partager avec ça de ton expérience récente sur… sur ce qui t’empêchait de manifester l’argent?

    Lucie Navaro — La principale, à mon avis, c’était vraiment que je suis restée la personne source de mon ancienne entreprise. Après, il y avait des liens de gémellités. Et après, il y avait ma posture de plutôt, par rapport à l’argent, j’étais, parfois je dis, Venus. Là, mon principe féminin, il était à fond. C’est-à-dire, pour moi, l’argent, c’était toujours un moyen pour se faire plaisir. Et je n’étais pas très responsable. Donc, dans mon cas spécifique, je pense que c’est vraiment spécifique pour moi. Pour moi, il fallait que je prenne la responsabilité. Parce que Moi, pour attirer l’argent, à vrai dire, je pense depuis toujours, j’attire l’argent, mais j’avais du mal à le garder. C’est ça. De le multiplier. Moi, l’argent, c’était toujours… J’étais quelque part adolescente par rapport à l’argent. Donc, c’est pour ça que j’ai fait la méditation de l’arbre qui cache la forêt.

    Lucie Navaro — Je pense que ça s’appelait comme ça. Donc, mon message, c’était que il n’y a qu’un seul pas pour moi à faire pour que ça marche. Et je ne savais pas sur le moment ce que c’était ce pas Mais ensuite, j’ai compris et c’était ça. Donc, du coup, je faisais des rituels du matin pour m’ancrer dans cette… Dans cette… Dans l’accueil, dans le changement de paradigme même, le changement de paradigme. Donc, j’accueille l’argent avec responsabilité, avec joie et j’en profite aussi. Je garde ce plaisir. Pour moi, c’est très important toujours de garder cette notion de plaisir. Parce que moi, je ne gagne pas l’argent pour l’argent. pour quelque chose de concret. Et comme si je n’ai pas d’enfant, donc je n’ai pas forcément ce besoin qu’il reste quelque chose après mon départ. Donc, pour moi, l’argent, c’est vraiment, enfin, c’est pour moi.

    Lucie Navaro — C’est pour avoir une belle vie et puis je pense que ça sera toujours un peu comme ça. Mais cette partie de responsabilité, c’est une nouvelle couche, c’est un nouveau élément. C’est pas mal quand même. Comme ça, ça devient intégral pour moi.

    Ombeline — Et puis ton pourquoi, tu disais que c’était la puissance de la singularité. Alors je précise aussi aux auditeurs qu’un pourquoi, ce pourquoi ne va pas forcément vous parler à vous. Mais le principal, c’est que ça active quelque chose en la personne. Et c’est ce qui était le cas pour Lucie. Et c’est un bon exemple ce que tu dis parce que finalement, derrière cette notion de plaisir de l’argent, C’est en fait l’argent qui te permet d’expérimenter pleinement la puissance de ta singularité. Au-delà du plaisir, je pense que c’est aussi ça, c’est comment l’argent est au service de ton pourquoi pour ta vie à toi.

    Lucie Navaro — c’est vrai que c’est ça. Et en même temps, en fait, ce que je ressens, ce que je vis depuis quelques mois, c’est qu’il n’y a pas que l’argent. En fait, il y a des cadeaux qui se manifestent de l’existence. Donc… Je peux aussi… Je reçois là une fille très douée, très loyale pour deux mois qui m’aide gratuitement, ce qui m’aide beaucoup parce que je suis en plein de transformation aussi de l’agence, etc. Donc un nouveau site web, je vais créer un nouveau site web. Il y a de nouveaux clients et tout. Donc ça m’aide vraiment beaucoup. Donc il y a ça. Et puis j’ai oublié ce que je voulais dire d’autre. Les cadeaux, voilà. Oui, Et j’ai commencé à recevoir les cadeaux alignés à ma singularité où j’avais un peu de mal à l’accepter. Parce que c’est vraiment l’aspect de ma personnalité, de ma singularité où je me sentais un peu mal à l’aise.

    Lucie Navaro — Et ce qui est couru, cette partie est venue me chercher. Donc, ce n’est pas moi qui l’ai… C’est très curieux, c’est très spécial. Il s’agit de la sexualité, plus concrètement. Sensualité qui est très liée, dans mon sens, à la créativité. Donc, j’ai commencé à recevoir des invitations aux ateliers Tantra, gratuitement, et ça ne s’explique pas. Et à 55 ans, là, je deviens membre de l’équipe Tantra. Ça dépasse vraiment tout ce que je pourrais imaginer. Et ça me fait tellement du bien. Et je crois aussi… C’est magique.

    Ombeline — c’est magique c’est magique

    Lucie Navaro — Et ce qui est aussi intéressant, souvent j’attire, sur le plan professionnel, j’attire des femmes un peu plus jeunes pour lesquelles je représente un modèle, un rôle modèle féminin un peu différent par rapport à ce qu’elles connaissent, par rapport à ses mères, grand-mères, etc. Donc, Et ça, ça me fait du bien aussi parce que je sens que quand je m’accepte et je vis ma singularité pleinement, je ne le fais pas que pour moi, mais je le fais pour les autres. Et ça, ça me fait vraiment du bien.

    Lucie Navaro — Grâce à ça, je sens que ce n’est pas du gâchis. Je n’ai pas gâché ma vie. C’est enrichissant aussi pour les autres. Et comme elle me dit, dans mon équipe externe, j’ai aussi une founder storyteller, une femme très douée aussi. Donc elle travaille actuellement sur mon contenu textuel pour que ça soit encore plus aligné sur mon pourquoi, sur tout ce qui va avec. Et hier, on a eu un échange, elle m’a dit, elle est aussi beaucoup plus jeune, elle m’a dit, c’est assez incroyable parce qu’en toi, je vois que parfois, il faut passer par deux, trois carrières avant assemblée tous les talents, toute l’expérience pour devenir soi-même.

    Ombeline — mais je pense que… Puis t’es très glow up dans ton branding aussi, hein.

    Lucie Navaro — Et elle m’a dit, j’ai beaucoup aimé ce mot, c’était en anglais, que pour elle, je représente un glow-up. Glow-up, rayonnement. Donc je suis en train de réfléchir à comment l’utiliser dans ma communication, sur les réseaux sociaux. Peut-être une balise, une balise glow-up. Merci, merci. Il y a beaucoup de travail derrière, mais c’est un travail qui me passionne. Donc là, c’est vrai, quand je vais quelque part, j’ai l’opportunité de partager mes passions. Je me rends vraiment compte et je le ressens dans mon corps comment je suis reconnaissante à moi-même, à tous qui m’ont soutenu et qui me soutiennent toujours pour pouvoir vraiment vivre ma vie. Enfin, Et c’est aussi, je pense que ça peut inspirer aussi les autres, qu’on ne doit pas se limiter par l’âge ou par, je ne sais pas, nationalité, culture, par rien en fait.

    Ombeline — Carrément, carrément, carrément. Et puis c’est pleinement cette notion d’intégrité aussi que tu racontes là, parce que l’intégrité c’est aller rechercher toutes les parties de soi, en termes d’expérience, en termes de personnalité, en termes d’histoire, c’est d’aller réintégrer tout ça, c’est aussi nos zones d’ombre, aller réintégrer tout ça pour trouver cette entièreté que tu témoignes aujourd’hui. Et en fait, on ne peut pas bâtir une œuvre et diriger une entreprise sans être dans cette entièreté.

    Lucie Navaro — Tu les mentionnes aussi parce que c’est vrai qu’il y avait pas mal de travail là-dessus et surtout sur la notion de la puissance tant que femme. Et il y a eu beaucoup de colère que j’ai dû transformer et ça c’était aussi grâce aux méthodes tantra. Donc ça m’a beaucoup aidée aussi de transformer cette colère en puissance et de me permettre de manifester ma puissance tant que femme. C’est ça fait tellement du bien et en fait bien sûr qu’il y a des gens qui n’aiment pas ça ça peut les éloigner mais il y en a d’autres qui sont vraiment attirés à ça ça les inspire autant d’hommes que femmes et j’ai envie de dire que c’est pour ça que je suis née et puis voilà

    Ombeline — puis cette notion de puissance de femme on en a expérimenté tellement de facettes dans ce collectif cette année ce que je trouve intéressant aussi c’est que tu accompagnes des entrepreneurs ou des dirigeants dans leur rayonnement et que donc pour ça il a fallu aussi que toi tu oses pleinement incarner ton propre rayonnement

    Ombeline — Comment tu gardes ton capot? Tu vois? Comment tu tiens cette envergure? Hum…

    Lucie Navaro — J’ai mes rituels. Tous les matins, en fait, j’ai des rituels. Quand je sens que je suis très connectée à mon corps, donc quand je sens que je ne le respecte pas toujours, je ne suis pas tellement 100% absolue, consciente, etc., mais je sais, je peux. Et quand j’ai des journées comme j’avais cette semaine, très puissantes, donc je planifie déjà un week-end un peu plus relax, me faire plaisir, là je me suis fait aussi des cadeaux pour me récompenser pour tout ce qui arrive et tout. Et puis je fais des petits cadeaux aux autres aussi. Donc j’ai envie des gens à déjeuner avec moi, de célébrer cette réussite, etc. Donc je dirais que je prends soin de moi, de mon âme, de mon corps. Et puis, j’oublie, toujours il y a des signes qui me rappellent il faut que j’ai oublié quelque chose, qu’il faut faire quelque chose différent, et puis voilà. Oui.

    Ombeline — donc on a enfin voilà je te remercie Lucie pour tout ce que tu partages c’est très riche je suis sûre que ça va inspirer beaucoup de personnes dans du podcast ce que tu incarnes aujourd’hui c’est pas juste une réussite c’est une autorité intérieure qui a été apaisée c’est un rayonnement qui n’a plus besoin d’agitation Est-ce qu’il y aurait autre chose que tu pourrais partager pour que cet épisode soit complet par rapport à cette souveraineté, à cette puissance de singularité que tu ne t’autorisais pas il y a encore un an? Qu’est-ce que cette posture rend possible pour la suite de ton expansion?

    Lucie Navaro — j’ai envie vraiment d’inspirer et soutenir les femmes, surtout les femmes, dans leur intégralité, comme tu dis, parce que je vois… Toujours, surtout, j’ai des clientes, mais pas que, il y a tellement de femmes qui sont très douées, qui sont très inspirantes, mais elles n’en sont pas montrées leur rayonnement, montrées leur intégralité, montrées leur puissance, justement par peur d’être jugées, par peur d’être trahies peut-être, ou… Je ne sais pas pour quelle raison. Donc, j’ai envie vraiment de dire qu’il faut qu’on ose. Parce que s’il y a une femme qui ose, ça peut inspirer dix autres, puis une centaine d’autres. Et puis, c’est comme ça qu’on peut grandir toutes. Et rayonner notre lumière.

    Lucie Navaro — Et ça nous rend belle aussi, c’est sûr. Je pense que ça dépasse aussi l’âge, donc malgré l’âge, on peut être très attirante parce que c’est la lumière intérieure qui rayonne et puis c’est vraiment magique, oui.

    Ombeline — et puis cette beauté, c’est important d’en parler parce que je trouve que c’est déjà une valeur aussi chez toi, que je partage avec toi. Et en tant que femme et en tant qu’homme aussi, mais oser la beauté.

    Ombeline — Oser incarner la beauté, oser choisir la beauté. C’est un engagement qui n’est pas si simple dans le monde actuel.

    Lucie Navaro — C’est vrai, parce que la beauté et l’harmonie, ça a un pouvoir guérisseur, je dirais, parce que c’est vrai, ça nous nourrit tous. Il y en a qui n’en sont pas conscientes, mais la beauté vraiment, ça nourrit.

    Lucie Navaro — Et j’ai envie d’ajouter aussi plaisir, parce que ça fait partie de mon concept. Quand je fais ma masterclass, j’allais business et plaisir. Donc, j’essaie toujours d’ajouter cette touche féminine, en fait, parce que business, c’est intéressant, j’aime ça. ça me fait du bien, c’est ce côté masculin. Mais après, avec cette touche féminine, je dirais même l’énergie, la vibration Venus, quelque part, ça change tout. Et c’est grâce à ça que ça devient intégral et ça devient attirant.

    Ombeline — évidemment évidemment merci beaucoup Lucie pour pour tous tes partages pour ton ouverture et qu’est-ce qui aurait besoin d’être ajouté à cet épisode pour que ça te semble complet hum hum hum

    Lucie Navaro — Parfois, j’ai envie de dire, irrésistible. Merci. C’est mon remerciement à toi. Merci beaucoup pour ton accueil, pour ton inspiration, ton soutien. Je sens que toi aussi, tu fais partie de ces femmes qui ne gardent pas les talents et les cadeaux, tout ce que tu as pour toi, mais tu les partages vraiment généreusement avec le monde. Et ça, c’est très précieux.

    Ombeline — merci beaucoup Lucie et évidemment je mets juste en dessous de cet épisode toutes les façons que les auditeurs ont de pouvoir connecter avec toi et suivre tout ce que tu proposes à bientôt ma chère

    Lucie Navaro — excellente continuation et je suis reconnaissante qu’on se connaisse et puis qu’on puisse collaborer ensemble. Merci beaucoup. Merci.

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