Femmes dirigeantes : et si ce que vous refusez de devenir limitait votre expansion ?

Certaines femmes dirigeantes ne manquent ni d’ambition, ni de confiance, ni de compétences. Mais à force de refuser certains modèles de pouvoir et de réussite, ont-elles aussi limité ce qu’elles s’autorisent à désirer ?

Quand refuser certains modèles de pouvoir et de réussite finit par définir jusqu’où vous vous autorisez à aller.

Vous ne manquez peut-être ni d’ambition, ni de confiance, ni de compétences. Mais à force de refuser certains modèles de pouvoir et de réussite, avez-vous aussi commencé à limiter ce que vous vous autorisez à désirer ?

Il existe des femmes qui savent très bien ce qu’elles valent.

Elles ont construit. Elles dirigent. Elles prennent des décisions, créent de la valeur, portent des responsabilités importantes. Elles ne manquent ni d’expérience, ni de compétences, ni nécessairement de confiance en elles.

Pourtant, lorsqu’il s’agit d’aller plus loin — gagner davantage, prendre plus de pouvoir, développer leur entreprise, devenir plus visibles, assumer une ambition plus grande — quelque chose se resserre.

On pourrait appeler cela un manque d’audace, une peur de réussir, un problème de légitimité ou le fameux « syndrome de l’imposteur ». Mais ce n’est pas toujours ce qui se joue.

Certaines femmes ont construit leur réussite en refusant précisément des modèles auxquels elles ne voulaient pas ressembler : travailler au détriment de leur vie personnelle, exercer le pouvoir en écrasant les autres, faire de l’argent leur seule mesure de réussite, devenir indisponibles pour ceux qu’elles aiment, se conformer à des codes qui ne leur correspondent pas.

Ce refus peut être profondément structurant. Le problème apparaît lorsqu’une conclusion silencieuse s’installe : si c’est cela, réussir davantage, alors je ne veux pas aller jusque-là.

Ce n’est plus seulement le modèle que l’on refuse. C’est parfois une partie de son propre désir que l’on commence à contenir pour être certaine de ne jamais devenir ce que l’on rejette.

Et si ce que vous refusez de devenir avait commencé à définir jusqu’où vous vous autorisez à aller ?

C’est ici que la question de l’intégrité prend une autre dimension.

Dans Leadership Spirituel, j’écrivais :

“Les femmes sacrifient leurs valeurs et leur intégrité pour l’argent ou pour répondre aux codes du business — alors que la plupart sont venues pour s’émanciper de ces mêmes codes.”
— Ombeline Becker — Leadership Spirituel, Hachette 2024

Je crois toujours profondément à la nécessité de sortir de ce chantage.

Mais quelques années plus tard, mon travail m’a conduite à voir l’autre versant du problème : après avoir compris que nous ne voulions plus sacrifier notre intégrité pour réussir, encore faut-il ne pas réduire notre expansion pour être certaines de ne jamais avoir à la sacrifier.

Table des matières

I. Et si le problème n’était pas de « prendre votre place » ?

1.1 Vous n’avez peut-être pas besoin de davantage de confiance

Le discours sur le leadership féminin revient souvent à une même idée : les femmes devraient davantage oser, s’affirmer, négocier, se rendre visibles, demander, prendre leur place.

Ces enjeux existent. Les femmes peuvent également rencontrer des contraintes structurelles réelles dans leur trajectoire professionnelle : accès au financement, représentations du pouvoir, organisation du travail, répartition des responsabilités familiales, réseaux professionnels ou biais liés au genre.

Mais toutes les limites rencontrées par une femme dirigeante ne peuvent pas être expliquées de la même manière. Et surtout, toutes ne disparaissent pas avec davantage de confiance en soi.

Une femme peut savoir qu’elle est compétente et ne pas vouloir du poste suivant. Elle peut connaître parfaitement la valeur de son travail et maintenir malgré tout son entreprise sous un certain seuil. Elle peut avoir de l’ambition tout en évitant certaines formes de visibilité, de richesse ou de pouvoir.

Dans ces situations, demander simplement « Pourquoi n’oses-tu pas ? » peut faire passer à côté du vrai sujet.

La question devient plutôt :

« Qu’est-ce que tu crois devoir devenir, perdre ou sacrifier si tu vas réellement là où ton ambition pourrait te conduire ? »

1.2 Une contrainte extérieure et une limite intérieure peuvent coexister

Il est important de ne pas transformer chaque difficulté rencontrée par une femme en problème intérieur à résoudre.

Certains environnements imposent réellement des contraintes. Certaines règles du jeu doivent être questionnées ou transformées. Une femme peut rencontrer un obstacle qui ne dit absolument rien de son niveau de confiance, de sa conscience ou de son leadership.

Mais une contrainte extérieure peut aussi produire, avec le temps, une conclusion intérieure.

Après avoir observé certains modèles de pouvoir ou expérimenté elle-même le prix de certains environnements, une femme peut décider : « Je ne veux jamais vivre comme cela. » Cette décision peut être extrêmement claire.

Ce qui mérite d’être interrogé, c’est ce qui vient ensuite : qu’avez-vous associé à « cela » ?

Le pouvoir ? L’argent ? La croissance ? Une grande équipe ? La visibilité ? L’autorité ? L’ambition ? Le fait de recevoir beaucoup ? Le fait de prendre davantage de place dans une relation, une organisation ou un marché ?

Car à partir du moment où deux choses sont devenues indissociables dans votre représentation — plus de réussite = moins de liberté, par exemple — vous n’avez plus besoin de vous interdire consciemment de réussir davantage. Il suffit de protéger votre liberté.

II. Ce que certaines femmes ont refusé en construisant leur réussite

2.1 « Je ne veux pas réussir comme ça »

Beaucoup de femmes que j’ai accompagnées depuis 2012 ne rejettent pas la réussite. Elles rejettent certaines conditions auxquelles elles l’ont vue obtenue.

Elles ne veulent pas d’une entreprise qui absorbe toute leur vie. Elles refusent de devenir des dirigeantes indisponibles pour leur famille. Elles ne veulent pas exercer leur pouvoir par la domination, construire leur richesse au détriment de leurs valeurs ou devenir prisonnières d’une organisation qu’elles ont elles-mêmes créée.

D’autres ont connu des environnements professionnels dans lesquels progresser exigeait de se conformer à des comportements, des rythmes ou des codes qu’elles ne voulaient plus adopter.

Le refus est alors clair : « Je veux réussir, mais pas comme ça. »

Cette phrase contient déjà une avancée essentielle. Elle refuse l’idée selon laquelle toute réussite devrait être payée par une forme de sacrifice de soi.

Pourtant, elle laisse une question ouverte : si vous ne voulez pas réussir comme ça, avez-vous construit une autre manière d’accueillir ce que vous désirez ?

Ou avez-vous simplement placé une frontière devant tout ce qui ressemble, de près ou de loin, au niveau de réussite que vous associez encore à ce modèle ?

2.2 Le danger n’est pas ce que vous refusez, mais ce que vous lui avez associé

Nous créons tous des associations à partir de ce que nous avons vécu et observé.

Une femme qui a vu le pouvoir dégrader les relations peut associer inconsciemment davantage de pouvoir à davantage de dureté. Celle qui a observé des dirigeants sacrifier leur famille peut associer la croissance d’une entreprise à la disparition de sa liberté. Une autre peut avoir appris que gagner beaucoup d’argent l’exposerait au jugement, à la responsabilité ou à une forme de dette envers ceux qui lui donnent cet argent.

Aucune de ces associations ne signifie qu’elle ne désire pas davantage.

Elles signifient qu’une partie d’elle a enregistré le prix supposé de ce « davantage ».

À partir de là, rester en dessous d’un certain niveau peut devenir une manière très efficace de ne jamais avoir à payer ce prix. Le plafond n’est donc pas toujours : « Je ne crois pas que j’en suis capable. »

Il peut être :

« J’en suis probablement capable. Mais je ne suis pas certaine de vouloir ce que je crois que cela fera de moi ou de ma vie. »

III. Quand ce que vous refusez de devenir devient une frontière

3.1 Il n’est pas nécessaire de renoncer consciemment à votre ambition

Une limite intérieure n’arrive pas nécessairement sous la forme d’un renoncement spectaculaire. Vous pouvez continuer à avoir des projets. Développer votre activité. Investir. Travailler. Imaginer la suite. Mais certaines possibilités restent toujours légèrement hors champ.

Vous pourriez augmenter fortement vos prix, mais quelque chose vous retient. Vous pourriez construire une organisation beaucoup plus importante, mais vous imaginez immédiatement la complexité qui l’accompagnerait. Vous pourriez devenir beaucoup plus visible, mais vous pensez au niveau d’exposition que cela créerait. Vous pourriez recevoir beaucoup plus d’argent, mais ce niveau de richesse semble appartenir à un monde auquel vous n’êtes pas certaine de vouloir appartenir.

Pris séparément, chacun de ces choix peut être parfaitement juste.

Le sujet commence lorsque vous ne choisissez plus réellement entre plusieurs possibilités parce qu’une partie d’entre elles a déjà été classée comme incompatible avec ce que vous voulez préserver. Vous ne renoncez alors pas à votre ambition. Vous la dimensionnez à l’intérieur des conditions que vous considérez comme sûres.

3.2 Le refus peut devenir une identité

Il existe aussi une autre subtilité : nous pouvons construire une partie de notre identité en opposition à ce que nous refusons.

Je ne suis pas une dirigeante obsédée par l’argent. Je ne suis pas une femme qui sacrifie sa famille pour sa carrière. Je ne suis pas quelqu’un qui écrase les autres pour réussir. Je ne veux pas d’une entreprise qui me possède. Je ne suis pas de celles qui ont besoin d’être sous les projecteurs.

Ces phrases peuvent contenir des valeurs essentielles.

Mais lorsqu’une identité se construit principalement autour de ce qu’elle refuse d’être, elle peut finir par exclure beaucoup plus que ce qui était initialement visé.

Refuser l’avidité peut finir par créer une distance avec la richesse. Refuser la domination peut compliquer l’exercice de l’autorité. Refuser la surexposition peut limiter la visibilité nécessaire à une ambition. Refuser de sacrifier sa famille peut conduire à réduire un projet avant même d’avoir cherché l’organisation qui permettrait de tenir les deux.

Ce que vous refusez de devenir ne devrait pas décider à votre place de ce que vous avez le droit de devenir.

IV. Le plafond n’est pas toujours sur le désir, mais sur ses conséquences supposées

4.1 « Si je recevais vraiment davantage, qu’est-ce que cela impliquerait ? »

J’ai rencontré ce mécanisme dans ma propre trajectoire.

Pendant plusieurs années, alors que j’étais séparée de mon mari, mon identité de mère et d’entrepreneure rendait mon ambition économique très facile à justifier intérieurement. Je devais assurer, construire, anticiper l’avenir. Faire grandir mon entreprise et générer davantage d’argent avaient une raison évidente.

Puis notre vie a changé.

Lorsque nous nous sommes retrouvés, mon environnement matériel et familial s’est profondément transformé. Je n’avais plus besoin de gagner davantage pour les mêmes raisons.

Et quelque chose d’intéressant est apparu : mon désir de développer mon entreprise n’avait pas disparu, mais certaines des permissions intérieures qui l’avaient jusque-là soutenue, elles, avaient changé.

La question n’était plus simplement : « Suis-je capable de créer davantage ? »

Elle devenait : « Si je n’ai plus besoin de cet argent pour être en sécurité, quelle raison ai-je de vouloir en recevoir autant ? »

4.2 Ce que recevoir davantage vient parfois toucher

Plus récemment, j’ai compris une autre association qui avait longtemps influencé ma manière de recevoir.

Lorsque l’argent arrivait indirectement — à travers notre patrimoine, la location d’une maison ou les revenus de mon mari — le recevoir ne créait pas la même tension intérieure que lorsqu’il venait directement de mes clients.

Pourquoi ? Parce que recevoir beaucoup de mes clients pouvait être associé, chez moi, à une forme de redevabilité : si je reçois beaucoup, je dois donner énormément en échange.

Il devenait alors beaucoup plus simple de laisser l’argent arriver par des endroits qui ne semblaient rien exiger directement de moi.

Ce n’était pas un problème de capacité à gagner de l’argent. Ce n’était pas non plus un manque d’ambition.

Le sujet se trouvait dans ce que recevoir davantage signifiait intérieurement.

Lorsque cette association devient visible, une autre possibilité apparaît : recevoir davantage sans devenir redevable, donner beaucoup sans s’épuiser, créer davantage de valeur sans transformer chaque euro reçu en dette personnelle.

C’est là que l’expansion change de nature. Il ne s’agit plus seulement d’augmenter un résultat. Il faut élargir sa capacité à accueillir ce résultat sans recréer les conditions que l’on refusait précisément de subir.

V. L’intégrité n’est pas de rester à distance du pouvoir

5.1 Être entière ne signifie pas rester identique

Dans mon travail, l’intégrité ne désigne pas une qualité morale. Le mot vient du latin integritas, formé sur integer : entier, intact. Être dans son intégrité, c’est donc ne pas avoir à se diviser pour obtenir ce que l’on désire.

Cette définition permet de comprendre le premier mouvement de l’intégrité : voir les endroits où nous nous sommes séparées de quelque chose que nous savions profondément vrai, prendre les décisions nécessaires, accepter leur prix et récupérer la puissance mobilisée pour maintenir ces compromis.

Mais il existe un deuxième mouvement.

Une fois que vous avez appris à ne plus vous sacrifier, jusqu’où vous autorisez-vous à aller sans croire que vous devrez à nouveau vous perdre ? Car être entière ne signifie pas rester identique.

Votre intégrité peut exiger de quitter certains modèles de pouvoir. Elle peut également vous demander d’élargir votre capacité à exercer le vôtre. Elle peut vous conduire à refuser certaines conditions de réussite tout en vous obligeant à inventer celles qui permettront à votre ambition de prendre davantage de place.

L’intégrité n’est pas la limite de votre expansion. Elle en définit les nouvelles conditions.

5.2 Pouvoir, argent et ambition ne disent pas encore comment vous allez les exercer

Nous confondons parfois une ressource avec la manière dont nous l’avons vue utilisée.

Le pouvoir n’est pas la domination. L’autorité n’est pas la dureté. La richesse n’est pas l’avidité. La visibilité n’est pas le narcissisme. L’ambition n’est pas nécessairement le sacrifice de la vie personnelle.

Ces réalités peuvent être associées. Elles ne sont pas équivalentes. Cette distinction est essentielle parce qu’elle rend à nouveau le choix possible.

Vous pouvez refuser une manière d’exercer le pouvoir sans renoncer au pouvoir. Refuser une certaine relation à l’argent sans réduire votre capacité à recevoir. Protéger votre vie familiale sans décider par avance de la taille maximale de votre entreprise. Ne pas vouloir être surexposée sans devenir invisible.

La question n’est donc plus seulement de savoir ce que vous refusez.

Elle devient : quelle forme de pouvoir, de richesse, de visibilité, d’ambition et de réussite êtes-vous prête à créer parce qu’elle ne vous demande plus de vous diviser ?

VI. Construire une forme de puissance à laquelle vous acceptez d’appartenir

6.1 Sortir du « OU »

Une grande partie des plafonds que nous nous imposons se construit autour d’un « ou » invisible.

Une entreprise importante ou du temps. Beaucoup d’argent ou des valeurs. Du pouvoir ou de la douceur. Une grande ambition ou une vie familiale présente. De la visibilité ou de l’intimité. Une forte croissance ou de la liberté.

Sortir de ce « ou » ne consiste pas à prétendre que tout est possible sans choix, sans conséquences ni renoncements.

Cela consiste à distinguer deux choses : ce que votre expansion exige réellement et ce que vous avez supposé devoir sacrifier pour l’obtenir.

Cette distinction ouvre un espace beaucoup plus exigeant que la simple pensée positive.

Si vous voulez davantage sans accepter les anciennes conditions, il faut en construire de nouvelles. Cela peut demander de revoir votre modèle économique, votre organisation, votre rapport à l’autorité, votre capacité à recevoir, vos limites, votre manière de déléguer ou la place que vous accordez à votre propre ambition.

La troisième voie n’est pas celle où rien ne coûte. C’est celle où vous cessez de payer avec une partie de vous-même ce qui doit désormais être soutenu autrement.

6.2 Ne plus seulement demander « qu’est-ce que je refuse ? »

Lorsque vous sentez une résistance face à un prochain niveau, ne concluez pas immédiatement que vous manquez de confiance ou que vous avez peur de réussir.

Regardez plutôt ce que ce niveau représente pour vous.

  • Si je gagnais beaucoup plus d’argent, qu’est-ce que je crois que cela changerait dans mes relations ou mes responsabilités ?
  • Si mon entreprise devenait beaucoup plus importante, qu’est-ce que je crains de perdre ?
  • À quel type de femme est-ce que j’associe le pouvoir, la richesse ou une très grande ambition ?
  • Qu’est-ce que je refuse absolument de devenir en réussissant davantage ?
  • Ai-je confondu cette manière de réussir avec la réussite elle-même ?
  • Quelles conditions devraient exister pour que je puisse accueillir davantage sans sacrifier ce que je veux préserver ?

Ces questions ne servent pas à vous convaincre de vouloir plus.

Vous pouvez parfaitement décider qu’un niveau de croissance, de pouvoir, d’argent ou de visibilité ne vous intéresse pas. L’enjeu est ailleurs : pouvoir faire ce choix depuis votre désir réel plutôt que depuis les conséquences que vous avez associées à ce désir.

VII. Le leadership féminin n’a pas besoin d’un nouveau modèle auquel se conformer

7.1 Il ne s’agit pas de réussir « comme un homme » ou « comme une femme »

Je ne crois plus que la réponse consiste à définir un leadership féminin idéal auquel les femmes devraient désormais apprendre à ressembler.

Intuitive et structurée. Douce et puissante. Empathique mais capable de décider. Féminine tout en sachant utiliser son « masculin ».

Même lorsque ces représentations partent d’une intention d’émancipation, elles peuvent recréer une nouvelle norme.

L’enjeu de l’intégrité est précisément inverse : ne plus avoir à amputer certaines dimensions de soi pour correspondre à une représentation du leader légitime.

Une femme peut être extrêmement ambitieuse ou ne pas l’être. Elle peut aimer exercer le pouvoir, vouloir construire une grande entreprise, rechercher une forte création de richesse ou privilégier une autre forme de réussite. Aucune de ces orientations ne définit à elle seule la qualité de son leadership.

La question est de savoir si elle choisit réellement.

Être entière, ce n’est pas devenir une certaine catégorie de femme leader. C’est pouvoir exercer son pouvoir sans devoir se séparer d’une partie de soi pour y parvenir.

7.2 Votre prochain niveau n’a pas besoin de ressembler aux modèles que vous avez rejetés

C’est peut-être ici que se trouve le véritable déplacement.

Vous n’avez pas à choisir entre reproduire des modèles de réussite que vous refusez et rester suffisamment petite pour être certaine de ne jamais leur ressembler.

Il existe un autre travail : construire une forme de réussite capable de contenir davantage de vous.

Davantage de puissance sans moins d’intégrité. Davantage d’argent sans réduire votre liberté. Davantage d’autorité sans perdre votre humanité. Davantage d’impact sans vous rendre indispensable à tout. Davantage d’ambition sans considérer ceux que vous aimez comme le prix à payer.

Cette architecture ne se trouve pas toujours déjà devant vous. Elle doit parfois être inventée.

Et c’est précisément pour cela que votre prochain niveau peut demander davantage que du courage ou de la confiance : il peut demander de cesser de choisir parmi les modèles existants pour commencer à créer les conditions auxquelles vous acceptez réellement de réussir.

En conclusion : ce que vous refusez de devenir ne doit pas définir la limite de votre ambition

Il existe des obstacles réels à l’expansion professionnelle et économique des femmes. Les reconnaître est indispensable.

Mais il existe également un territoire plus intime sur lequel aucune réforme extérieure ne peut décider à votre place : celui des associations que vous avez construites entre réussite et sacrifice, pouvoir et domination, argent et culpabilité, ambition et perte de liberté.

Refuser ces sacrifices a pu être une étape essentielle de votre trajectoire. La suivante consiste peut-être à vérifier que ce refus n’est pas devenu une frontière.

Vous n’avez pas besoin de devenir une femme à laquelle vous refusez de ressembler pour aller plus loin. Vous n’avez pas non plus besoin de réduire ce que vous désirez pour protéger ce qui compte.

Il reste une troisième possibilité : faire évoluer les conditions. Créer une réussite qui puisse contenir davantage de puissance sans exiger moins d’intégrité.

Et peut-être remplacer la question :

« Jusqu’où puis-je aller sans me perdre ? »

par une autre :

« Jusqu’où est-ce que je m’autoriserais à aller si je savais que je n’avais plus besoin de me perdre pour y arriver ? »

Et si le vrai sujet n’était pas celui que vous essayez de résoudre ?

Vous avez déjà réfléchi. Analysé. Cherché des solutions. Peut-être même pris des décisions. Pourtant, quelque chose continue de tourner en rond.

Le Diagnostic IMPACT est un travail de 1h30 destiné aux dirigeants et dirigeantes qui savent que le vrai sujet leur échappe et qui sont prêts à voir ce qui se joue vraiment pour agir au bon endroit.

Nous partons de votre situation réelle : ce que vous voulez, ce qui semble aujourd’hui incompatible avec ce désir, ce que vous cherchez à préserver et les endroits où votre énergie ou vos ressources restent immobilisées.

L’objectif n’est pas de vous convaincre d’aller plus loin. Il est de voir suffisamment clairement ce qui se joue pour que vous puissiez décider depuis votre ambition réelle plutôt que depuis les limites que vous lui avez peut-être associées.

Découvrir le Diagnostic IMPACT →

 

Pour aller plus loin :

⇒ Découvrez les accompagnements privés NOŪS

⇒ Commandez Leadership Spirituel — pour approfondir la relation entre entrepreneuriat, intégrité, puissance et réussite.

⇒ Retrouvez les conversations du podcast VÉRITÉ avec des dirigeantes et entrepreneures qui interrogent leur propre manière de réussir.

 

Ombeline Becker

Fondatrice de NOŪS · Coach de dirigeants · Autrice de Leadership Spirituel (Hachette)
Leadership, intégrité & impact.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *